L’ethiopie, quel changement !

Depuis la frontière tout a changé.  Laurent a pu boire une bière et acheter une bouteille de vin.  Béné a pu enfin tronquer son pantalon pour une mini jupe et lever le voile …  L’Islam et ses mosquées faisant petit à petit place au Christianisme et ses églises (orthodoxes).  Ici,  les croyants prient à l’extérieur, face aux murs,  fêtent Noël le 7 janvier, l’épiphanie le 19 (Timkat, la fête la plus importante pour eux).  La chandeleur, on ne la fête pas ici, mais nous vous invitons tous le 2 février pour manger des crêpes dans notre camion.  On vous enverra les coordonnées GPS vers midi. Si vous pouviez apporter un peu de viande, du fromage (pas de « Vache qui rit », on en a plein ici), de chocolat (du qui fond au soleil), du bon vin.  Pour les œufs, la farine et le lait, on se débrouillera !  Sinon, nous sommes passés de l’an 1432 en 2003 et tout cela, juste en un passage de frontière.  Une autre différence, ici, le soleil se lève vers une heure du matin et se couche vers une heure du soir.  A midi, il est donc 6 heures du matin.

Les paysages désertiques que nous côtoyions depuis la Syrie (Palmyre, à quelques dizaines de km de l’Irak, un superbe oasis au milieu du désert) ont évolué vers des paysages plus verts et surtout beaucoup plus montagneux (les enfants ont pu atteindre leur premier 4000 !).  Les paysages sont magnifiques et très variés.  Nous avons pu voir des montagnes avec des falaises vertigineuses (plus de 500 mètres de dénivelée) et des pistes à n’en plus finir.  Après les 400 km de pistes du nord du pays qui nous avaient amenés de Gondar à Mekele en passant par Debark, Axum et Adigrat et nos 4 jours de trekking à Simien, nous pensions que c’était fini et que nous allions enfin retrouver du bitume (comme nous en avions pris l’habitude , à notre grande surprise dans les pays précédents). Nous avons opté pour un parcours un peu hors des sentiers battus : le site exceptionnel de la dépression de Danakil.

En deux trois mots : Tout d’abord, on nous a dit qu’il fallait y aller (même si on en parle dans peu de guides et que les tour du nord de l’Ethiopie ne passent pas par là …), que c’était très cher pour y aller (des vrais prix pour touristes fortunés.  Ouf, on a tout de même trouvé un bon filon qui nous a permis de réduire le coût annoncé par certains de plus de 65%.  Si un jour vous passez par ici, on vous conseille notre ami Abel à Mekelle, responsable d’un garage spécialisé en pompes à injection, qui se fera un plaisir de vous y emmener).  Ensuite, on a compris que pour y aller, il fallait monter toute une expédition. On traverse des territoires gérés par des « rebelles », ayant pour le moment un pacte avec le gouvernement,  qui  leur permet de faire un peu ce qu’ils veulent dans la région et ce moyennant une paix qui semble maintenant y régner.

On s’est donc retrouvés à trois véhicules.  Deux 4×4 Suisses (Corinne et Adrian avec qui nous avions déjà fêté Noël au Soudan et Fränzi et Gerry avec qui nous voyageons depuis l’entrée en Ethiopie et qui avaient aussi fêté Noël avec nous).

Pour cette expédition, nous avons vidé presque tout le camion (car les routes s’annonçaient très poussiéreuses) et  pris un guide (chez Abel ). Ce guide est la personne de confiance connaissant toutes les « procédures » et servant de traducteur.  Et les procédures, il faut les connaitre.  Tout d’abord, il faut payer un droit d’entrée au gouvernement (environ 70 km après s’être engagé sur la piste).  Un peu plus loin, check point, la « police » locale rentre à l’arrière du camion, ça discute ferme, les billets passent … nous embarquons finalement deux personnes : un guide qui est sensé connaitre la piste et un « scout », armé jusqu’aux dents pour nous protéger.  Notre guide a dû négocier ferme pour n’embarquer que deux personnes … La piste de cailloux continue jusqu’au village où nous allons passer notre première nuit.  C’est là que les choses vont commencer : la piste dans le désert à destination du volcan Erta Alé. Dans ce sésert, il faut se trouver un chemin car la piste n’est pas une trace et beaucoup d’itinéraires sont possibles.  On passera dans le sable, beaucoup de sable (le camion se débrouille plutôt bien, même si Laurent a déjà des gouttes qui tombent de son front.  On ne peut pas s’arrêter, au risque de rester planté dans le sable) et ensuite des terrains plus marécageux, le tout sous 45° (et on a de la chance car d’habitude, on approche des 60°, le ciel était couvert !).  Ce qui devait arriver arriva : le camion se plante dans la boue, et oui, le guide n’a pas l’habitude de passer avec un 12T, trop lourd que pour  flotter dans les marécages.  Heureusement, armés de pelles, de plaques à sable et de deux 4×4, nous arrivons à sortir le camion de ce mauvais pas.  On essaye alors un autre itinéraire que cette fois le guide ne connait plus. Il nous plante une seconde fois dans la boue.  Rebelote, armés des pelles, … on sort à nouveau le camion et cette fois, le guide prend un petit garçon du village pour nous guider.  Cinq km plus loin, nous libérons ce garçon, juste avant de nous trouver face à une rivière … cette fois, Laurent refuse de s’y enliser et donc le guide a dû trouver un autre local que nous embarquerons cette fois pour les deux prochains jours.  A ce moment là ; Laurent pense à son assurance rapatriement, jamais nous sortirons de ce désert et tous ses pièges.  Arrivée ensuite à un dernier village où nous devons aussi montrer patte blanche, le check point le plus difficile.  Là, le guide part dans la case du chef des rebelles et nous attendons au  milieu du village et des enfants. Laurent, très curieux, s’aventure dans la case où le grand chef tient son conseil de guerre. Comme vous connaissez Laurent, il fait un peu caucause et un peu plus tard, nous sommes tous invités à saluer le grand chef qui n’avait jamais vu d’enfants blancs s’aventurer jusque là. C’est une case faite en bois dans laquelle il faisait une chaleur étouffante et des dizaines d’hommes assis, tous armés. Nous recevons l’autorisation de prendre quelques photos. Nous pouvons donc repartir pour le volcan mais 5 hommes armés doivent nous accompagner (pour assurer notre sécurité, bien entendu J ). La cabine du camion étant déjà complète (12 personnes), les 4 derniers s’installent sur le toit des 4X4. Il nous reste à parcourir une quinzaine de km dans la lave à du 6km/h. Piste très difficile car non prévue pour les camions et très cassante (les pneus s’en souviennent encore).  Nous arrivons au second camp alors que la nuit tombe déjà, nous sommes épuisés par cette journée, la chaleur, la poussière, la peur de rester coincé dans ce désert et il nous faut encore préparer à manger pour toute notre escorte et leurs copains qui s’invitent (soit une petite trentaine de personnes affamées), …et puis dodo. C’est vers 1h30 que le réveil sonne pour la dernière montée vers le cratère mais cette fois-ci nous chaussons nos bottines. Les enfants sont vraiment super, ils marchent tous d’un bon pas pour arriver au sommet avant le lever du soleil. imAu loin, dans le noir de la nuit, nous fixons cette lueur rouge-orange droit devant nous.   La suite, on vous la laisse découvrir en images … nous étions sur le bord du cratère avec la lave à 15 mètres en dessous de nous.

picasaView plugin: Could not load data from picasaweb.

19 réflexions sur « L’ethiopie, quel changement ! »

  1. Vos photos du Danakil sont superbes. Merci beaucoup pour le partage.
    Excellente continuation.
    Amitiés.

    P.S: Question de Nicolas à Hubert: Hubert aime-t-il le voyage?

  2. Bien vu (une fois de plus) de la part de Françoise et Alain.

    En effet, ces photos ont le mérite – entre autres – de nous montrer la famille au (presque) grand complet. Les photos de Laurent & Béné sont rarement de Laurent & Béné… Enfin, je veux dire qu’il est rare que Laurent & Béné se retrouvent sur leurs propres photos. Franziska et Gerry auront comblé ce vide.

    C’est gag de comparer les photos 29 chez L&B et 125 chez F&G: ce sont les mêmes, mais prises de deux angles différents. On pourrait presque croire qu’elles ont été prises simultanément.

    Quant aux photos 143 à 145 chez F&G, j’en ai les larmes aux yeux. Je n’ose pas imaginer la joie que Laurent & Béné ont du apporter aux gens du coin. Un death ride! A elle seule, la photo 144 vaut des pages et des pages de commentaires. Que d’émotions… Alors… je la boucle 😉

  3. Merci à Françoise et Alain pour ce lien… cela nous permet de voir un peu la tête de Laurent, Béné et les enfants… tout le monde a l’air en forme!

    bisous à tous!

    Nathalie

  4. 2/2/2011

    Bien chers septàvivre,

    N’ayant pas la chance d’avoir une webcam comme Jean-Seb dans votre camion, nous regardons aussi les sites de vos compagnons de route. Nous lui conseillons cependant de couper sa webcam et de se connecter sur le site de Franziska et Gerry.

    Et alors là on savoure les commentaires et les photos.

    Franziska et Gerry ont mis pas moins de 159 photos au sujet de leur périple en Éthiopie et nous en avons compté plus de 40 où l’on vous retrouve.
    Nous conseillons très vivement à vos lecteurs de retrouver leur site avec leurs photos.

    http://picasaweb.google.com/reiseglueck2010/Athiopien?feat=directlink#

    Pour leur site, passez par la rubrique « liens ».

    Lisez les textes et regardez les photos. Vous aurez des larmes aux yeux tellement l’émotion transmise par ces Suisses est imprégnante de chaleur et de joie.
    Lorsqu’ils vous ont quitté, pour aller à Djibouti, ils parlent de « douleur de la séparation » (leur avant –dernier paragraphe).

    Mais plus avant, ils parlent de :

    Unterwegs mit 5 Kinder

    Gerry und ich haben beschlossen weiterhin mit Laurent, Béné und ihren 5 Kindern zu reisen. Auch wenn es oft sehr chaotisch zu und her geht, uns gefällt’s. Jeder Tag mit ihnen ist ein neues Abenteuer für uns. Das Reisen mit einer Grossfamilie unterscheidet sich einiges vom reisen zu zweit. Man reist viel langsamer und intensiver. Jeden Abend wird über dem Feuer gekocht, Kleinigkeiten bringen schon grosse Freude. Und wenn’s ums einkaufen geht, wird es erst recht amüsant: da wird nicht von 1-2 Brötchen gesprochen, sondern da werden 30 Brötchen gekauft (was die Dorfbewohner oft ins Schwitzen bringt, denn so viele haben sie meistens nicht auf Lager), oder anstatt 1 Glas Nutella werden gleich 20 Gläser im Pack gekauft. Ja das sind ein bisschen andere Mengen als wir es zu zweit kennen.

    Traduction résumée : Après avoir décidé de continuer avec Laurent, Béné et les 5 enfants, même si cela n’est pas toujours facile ….
    Chaque jour est une nouvelle aventure pour nous, qui avions l’habitude de voyager
    à DEUX ….
    Ils voient la différence lorsqu’on fait les achats (voyez aussi les photos à ce sujet) : au lieu d’acheter 1 à 2 petits pains, on en achète 30, ce qui fait transpirer les « locaux » car ils n’ont pas cela en rayon ….
    Au lieu d’un pot de Nutella… on en achète 20 …

    Cela devait sûrement les changer de leur petit train-train …

    La douleur de la séparation après trois semaines …

    Abschiedsschmerz

    Genau 3 Wochen sind wir schon mit 7 à vivre unterwegs. Eigentlich wollten wir damals nur das 4- tägige Trekking in den Simien Mountains zusammen machen. Nun sind 3 Wochen gemeinsames Reisen daraus geworden. Die Zeit ist unglaublich schnell vergangen. Wir haben vieles und vor allem Intensives erlebt und für mich war es eine grosse Bereicherung mit dieser Familie unterwegs zu sein, auch wenn es manchmal ein bisschen chaotisch zu und her ging. Heute heisst es endgültig Abschied nehmen. Unsere Wege trennen sich. Laurent, Béné und Familie fahren in den Westen an den Lake Tana, während Gerry und ich in den Osten nach Djibouti weiterziehen.
    «  »Es ist nicht leicht für mich, denn wenn ich mal jemanden ins Herz geschlossen habe, lasse ich ungern los. Hubert schenkt mir zum Abschied sein Opinel Messer von dem ich während den letzten 3 Wochen immer so geschwärmt habe. Ein kurzes Drücken, ein langes Winken, eine Träne meinerseits und weg sind sie! » »

    Traduction : nous ne pourrions la faire car « traduire c’est un peu trahir » mais sachez que LEURS CŒURS PARLENT.
    C’est tellement beau, émotionnant, chaleureux, … nous ne trouvons pas tous les qualificatifs qui pourraient être appropriés à ce genre de situations.
    C’est tout simplement émerveillant et merveilleux.

    Oui, avec les Suisses, avec Franziska et Gerry, de même qu’avec Adrian et Corinne, vous avez vécu des choses mémorables.

    Continuez à nous faire rêver.

    On vous embrasse, et continuez à procurer des choses agréables autour de vous.

    Françoise et Alain

  5. Patrick, je cite les Septàvivre: « il nous faut encore préparer à manger pour toute notre escorte et leurs copains qui s’invitent (soit une petite trentaine de personnes affamées) ». Tu as oublié « leurs copains qui s’invitent ».

    Parce que, tu vois, sur Google Earth, ce trou (cette expression n’est pas péjorative: on parle d’une dépression qui plonge à 155m sous le niveau de la mer, donc c’est bien un « trou ») a l’air désespérément désertique mais NON, c’est mal connaître ce pays où, quand tu arrêtes innocemment ton camion pour te préparer une bonne platée de spaghoches, eh bien, paf!, des gens que tu ne connais ni des lèvres ni des dents sortent de derrière les rochers pour venir s’asseoir à ta table. C’est comme ça là-bas. Pour un oui ou pour un non, c’est fancy fair! Et les gars du cru tirent des rafales dans les lacs de lave pour faire la fête: ça, c’est autre chose que les pétards du 31 décembre au Mont des Arts!

    Mais qu’est-ce que je fabrique ici avec mon petit PC, mon petit VW Touran, ma petite maison dont il reste 160 et quelques mensualités à payer, ma petite télé… Pfff…

  6. Dites, j’ai fait le compte et je m’inquiète :

    Les Claes : 7
    Les Suisses : 4
    Abel : 1
    Le Guide et le Scout du premier check-point : 2
    Le guide local tout près de la rivière : 1
    les 5 hommes armés du grand chef du dernier village : 5

    et au total ça fait 30 personnes à manger ?

    D’où sortent les 10 autres ?

    Bonne route,

    Patrick

  7. Splendide intervention de Françoise et Alain le 31 janvier. J’adore. Encore, encore.

    Et merci à vous de sélectionner et relayer ce que les aventuriers accompagnant les « Septàvivre » écrivent: c’est très chouette d’avoir ces regards croisés – j’avoue que je n’ai pas toujours le réflexe d’aller voir ce que racontent ces compagnons de route.

  8. 31/1/2011

    Chers Bénédicte, Laurent et votre bel équipage,

    Cela faisait un certain temps que nous n’avions de vos nouvelles.
    Mais alors-là vous vous rattrapez, internet oblige et vous nous délectez de commentaires délicieux et de photos surprenantes.
    Et il n’y a pas que vous pour donner des échos ! (voir plus loin)

    A la lecture de votre épopée en cours en Éthiopie nous lisons :
    « Béné a pu lever le voile ».
    Que de mystères (voile oblige ?) !
    Le suspense est à son comble. Nous retenons notre respiration.
    Bénédicte avait « pris » le voile ! ? ! ?
    Quand et où ? Comment ?
    Était-elle entrée dans les ordres après l’escalade du Mont Sinaï ?
    Et quels ordres ?
    Les Ursulines ?
    Les Carmélites ?
    Que nenni !
    C’était l’ordre des Bénédictines … et Laurent a fait œuvre de Bénédictin en buvant à nouveau une Bénédictine …

    Et votre épisode vers le volcan. Les photos sont très parlantes et vos amis Suisses aussi se font l’écho (pour des Suisses, quoi de plus normal ?) de VOS aventures.

    Rangés et propres comme ils sont, avec leur chambre à coucher à l’étage, leur cuisine et arrière-cuisine, les petits Suisses, tels des petits poucets, ont suivi le Bahut Belge, le « septàvivre ».
    Voyez les photos de Adrian et Corinne :

    http://picasaweb.google.com/107289462538534564253/GAthiopien?authkey=Gv1sRgCJH81NPsjbC_Cw#

    Méticuleux, organisés et sans s’énerver (il n’y a pas le feu au lac), on voit qu’en bons Samaritains, tels les Saint-Bernard, avec leur croix rouge, ils vous suivent sagement sur la photo 33, après avoir noté méticuleusement sur la photo 32, prise le samedi 15 janvier, qu’il faisait une température de 42.4 degrés Celsius à l’extérieur.
    La fièvre du samedi soir ? ? ?
    Ils devaient se dire : Si le Belge passe avec son gros bahut, nous, avec nos petites voiturettes, passerons aussi.

    Et là nous constatons que vous êtes loin dans vos rêves, très très loin de la Belgique et de son climat maudit. Vous n’avez plus du tout l’habitude de la pluie et de ses conséquences.
    Corinne signale :
     » Dann blieb der Lastwagen von Laurent mehrere Male im Sand / weichem Boden stecken, da es tags zuvor geregnet (!) hatte. »
    Traduction : Le camion de Laurent s’est plusieurs fois ensablé, enlisé dans le sol mou car la veille il avait plu (avec point d’exclamation).
    Oui, de la pluie ça existe encore …faut pas croire …

    Bref c’était Bardaf … votre camion à l’image de la politique belge : E N L I S É ! ! !
    Et pour garder le moral des troupes, votre chorale a dû certainement chanter :
    « Ha Gadoue, doue, doue
    Pousse le camion
    Et fais le café… »

    Et le miracle se produit grâce aux petits suisses avec leur canif bien connu et leur câble de téléphérique, et je cite toujours Corinne en voyant sa photo n° 34 :

    « Ich hätte auch nicht gedacht, dass wir mit unserem Bergematerial und unseren kleinen Fahrzeugen einen steckengebliebenen Lastwagen befreien können…
    Traduction : Je n’aurais aussi jamais cru qu’avec notre matériel d’escalade et nos petites voitures, nous aurions pu libérer un camion collé …

    Cela fut certainement un travail de Bénédictin … mais cela, cela remonte déjà à un autre épisode plus haut.

    Vous voilà donc à nouveau parés pour la suite des aventures. Et il y en a encore et le camion peut encore bien servir …

    « In einem Dorf mussten wir uns registrieren und zu unserem einen Guide, der uns schon seit Mekele begleitete, kamen weitere 2-3 (ich weiss es nicht mehr so genau, weil sie alle im Lastwagen der Belgier mitgefahren sind…) »

    Traduction partielle : le camion a servi à transporter des personnages « complémentaires » de garde…

    Et finalement :

    « Spaghetti für alle, gekocht im Lastwagen, »

    Traduction : Spaghetti pour tous, cuisinés dans le camion

    C’était la moindre des choses : un plat de pâtes pour un dépannage de camion, c’est moins cher qu’Afrique Assistance 🙂

    Et pourtant votre camion, qu’est-ce qu’il a de spécial, hein ?
    Il sert de living, de chambreS à coucher, de salle de bainS, d’école, de bureau, de cabine téléphonique, de cantine, de transport de troupes, de dépanneuse pour Chamaco …pfff ce n’est rien par rapport à ce que l’on voit dans votre reportage photos sur le Soudan (les photos 27 et 29).
    ÇA c’est du camion, avec de la bonne longueur, facile à manœuvrer et parfait pour circuler et faire des livraisons dans les villes.
    Le vôtre serait un peu, comme qui dirait, à l’image d’un cuissetax westendais : pas trop encombrant et il roule aussi dans le sable.

    Ce passage au volcan vous marquera, non pas au fer rouge (sadique …), mais de façon pluri-expérimentale (conduite perso, population, nature on ne peut plus sauvage, amitiés diverses dans les coups durs, conduite assistée par des gardiens locaux, et plein d’autres petites choses qui doivent embellir vos rêves).
    Continuez à nous faire rêver, nous sommes sûrs que vous trouverez encore des endroits extraordinaires.

    A bientôt d’autres nouvelles.

    Françoise et Alain

  9. Salut la companie,

    Comme tous les commentaires précédents, on ne peut qu’être admiratif devant les images que vous nous envoyez
    Merci de donner de vos nouvelles si souvent et avec de si long commentaires … c’est tellement distrayant au boulot 🙂
    Amusez-vous bien & prenez soin de vous
    Quentin

  10. que de belles images!!!
    tout cela paraît tellement irréel!
    J’avoue que lire vos aventures, autant, c’est palpitant, autant, cela fait qd même froid dans le dos… et on ne peut s’empêcher, de dire, ouf, tout s’est bien passé… mais si vous voulez que nos petits coeurs restent bien attachés durant les longues périodes où il n’y a pas de nouvelles, faut peut-être arrêter de raconter dans le détail, la case du chef rebelle armé jusqu’aux dents….brrrrrr….. 😉
    ceci dit, on a l’impression d’être dans un feuilleton où on attend impatiemment l’épisode suivant… si ce n’est qu’on n’est pas dans une fiction…
    Ceci dit, profitez-en bien! (mais soyez qd même prudents hein!)

    Sinon, j’ai été bien heureuse de vous avoir au téléphone samedi soir… j’avais l’impression que Laurent appelait de Nil pour prendre des nouvelles… un peu étrange comme sensation…
    Les filles étaient aussi très heureuses de vous avoir au bout du fil tous les deux… Maud s’inquiétait un peu et disait: « Mais cela va leur coûter cher! »

    Tiens le réceptionniste de Malindi vient de me contacter pour dire que personne n’était venu chercher le « paquet »… j’ai dit que c’était normal… que vous viendrez d’ici quelques semaines…. Hakuna matata! ;-)))

    gros bisous à tous les 7!

    Nathalie

  11. Question du jour…
    Qui peut donc m’expliquer à quoi joue le gars avec sa mitraillette devant ce cratère ? Il essaye de percer les bulles de la lave en ébullition ou quoi ?

  12. J’adore! Quoi? Ben, tout! Vos photos (évidemment), l’aventure qui se cache derrière, sans oublier votre style inimitable quand il s’agit de narrer vos tribulations. Je relève quelques perles:

    « Depuis la frontière tout a changé. Laurent a pu boire une bière et acheter une bouteille de vin ». Aaah, voilà un référentiel du tonnerre! Avant même de parler de différences de religion, de langue, de couleur de peau, de traditions, de culture, de paysage… ce qui fait qu’un pays est différent d’un autre, c’est « pilske ou pas pilske ». Dans mes bras, Laurent, je suis fier de toi, mon ami! Est-ce que tu as trouvé de la Rochefort?

    « Béné a pu enfin TRONQUER son pantalon pour une mini jupe ». Lapsus extraordinaire! Donc impossible de trouver une mini-jupe dans ce pays: il a fallu découper le pantalon.

    « Nous vous invitons tous le 2 février pour manger des crêpes dans notre camion ». C’est gentil, mais Patrick a déjà tout arrangé avec le Club Trichon 72 (les gars, si vous lisez ceci, vous allez voir comment on flambe les crêpes par chez nous).

    « Nous avons opté pour un parcours un peu hors des sentiers battus ». Magnifique. Splendide. Quel sens de la formule. « Un peu hors des sentiers battus ». Voilà une litote qui vaut bien « Houston, we have a problem ». Surtout quand on lit la suite. « Un peu en dehors des sentiers battus ». J’en reste sans voix. Trop fort!

    « Si un jour vous passez par ici ». Là, je dis stop. Vous allez trop loin. Qu’est-ce que c’est que ces façons de prendre les gens pour des andouilles???? Vous croyez vraiment que les gens sains d’esprit vont se précipiter après avoir lu la deuxième partie de votre récit? 😉

    « La ‘police’ locale rentre à l’arrière du camion ». J’aime bien les guillemets autour du mot ‘police’. Et vous avez dû aussi vous acquitter de quelques ‘taxes’, emprunter quelques ‘routes peu entretenues’, etc… etc…

    « Le camion se débrouille plutôt bien, même si Laurent a déjà des gouttes qui tombent de son front ». M’enfin! Laurent? Des grosses gouttes? Pensais même pas que ça pouvait lui arriver, tiens…

    « Comme vous connaissez Laurent, il fait un peu caucause ». Bon, ça va, il a déjà déstressé du paragraphe précédent. Je me disais aussi.

    « La suite, on vous la laisse découvrir en images… nous étions sur le bord du cratère avec la lave à 15 mètres en dessous de nous ». Et dire que j’ai douté. Que je vous ai soupçonné d’avoir piqué une photo sur le site web de Duferco. Honte sur moi. Excuses publiques, acte de contrition et tout le bataclan.

    Bon, trève de cornichonneries (pour le moment du moins), un grrrrand, mais alors vraiment trrrrrès grand BRAVO. Pour votre ténacité, votre confiance, votre courage, votre calme, votre détermination. Pour que vous écriviez que vous avez pensé à votre assurance rapatriement – au fait, couvre-t-elle les volcans en activité et les rebelles armés jusqu’aux dents? 😉 – il faut croire que vous en avez bien bavé. Mais ça valait le coup! Je ne sais pas combien de personnes sur cette planète peuvent dire qu’ils ont vu ce spectacle mais ils ne doivent pas être bien nombreux.

    J’espère que la suite sera tout aussi spectaculaire et… un peu plus reposante. Ce ne sera pas bien difficile, maintenant que vous avez mis la barre tellement haut.

    Bonne route, euh… non… bonne piste!

  13. Splendide ! y a pas d’autre mot !!! contente de savoir que malgré les problèmes de GPS vous n’êtes pas perdus (en as-tu trouvé un à acheter avant le Kenya, Laurent ?)… je vois un commentaire parlant de Régine Leclef, si vous la rencontrez au Kenya, faites-lui un bonjour de la part de Joanne Defer et de toute la famille, elle était l’institutrice préférée de Joanne en 2ème primaire. A part ça, j’ai parlé de vous sur mon blog à moi et nous avons mis la photo d’Ysaline tendant la main au soldat comme fond d’écran sur le pc de la maison, elle est tellement belle et pleine de symboles cette photo !!!
    On pense à vous souvent et vous suivons presque chaque jour… dommage que votre route ne soit pas passée par ici !!!
    Bisous à tous,
    Bayane, Xav et les filles

  14. Super vos nouvelles aventures et contente de vous savoir encore là-bas…
    puis restés prudents!
    Régine leclef vous attend au kenya (elle y repart pour un mois demain matin!)
    Vos magnifiques photos du volcan donnent envie à margaux de les peindre et à ns de rêver!
    on vs embrasse

    ps: qu’aymeric n’oublie pas de passer à la poste restante d’Addis Abeba 😉 !

  15. Ah enfin, je vous lis. J’étais un peu inquiète le temps m’a paru long jusqu’en Ethiopie. Quelle Belle Aventure! Très bonne route pour la suite et profitez, profitez tous de ces moments formidables qu’il vous est permis de vivre c’est fabuleux, Bisousss Bénédicte 😉

  16. Enfin des nouvelles…
    On comprend enfin pourquoi Jean vous accuse d’avoir des problèmes de GPS. Avec tous ces arrêts, toutes ces aventures dans le sable et la boue, la moyenne s’en prend un coup évidemment.
    Ici, il ne pleut plus ! Bon, d’accord, on est loin des 45° mais quand même, on apprécie le ciel bleu et l’air piquant bien de chez nous.
    Allez, soyez prudents… Bisous
    Stèph et sa bande
    P.S. Pour la saga volley, nous avons décidé aussi que la prochaine fois, on ne rangeait plus les panneaux verts des grognasses qui jouent à côté de nous. C’est la folie ce volley, j’vous jure…

  17. Ca fait plaisir d’avoir de vos nouvelles!!
    Mais les photos sont encore plus impressionnantes !! Magnifique!!
    Bravo!!

    Profitez-en bien!!
    Isabelle

  18. Il vous faudra vous habituer à cette façon de compter les heures car dans presque tout l’Est de l’Afrique 1h du matin c’est 7h chez nous et 1h du soir c’est 19h, comme tu dis, midi c’est 6h du matin et minuit c’est 6 du soir. Au fait c’est très logique car, près de l’équateur, le soleil se lève à 0h du matin et se couche à 0h du soir. Les heures du matin sont les heures du jour et … la suite vous devinez.
    Bonne route et bisous à vous sept.
    Bon-Papa

  19. Vous avez vraiment de la chance de voir ces images en réalité! J’espère que vous vous amusez tous bien.
    J’avais envie d’inviter Hubert à mon anniversaire, mais malheureusement vous étiez trop loin…

    Basile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *