Tous les articles par Sept à Vivre

Terre !

Jeudi 9 avril vers 21 heure, nous avons atteint la première îles au Nord est de l’archipel des Galapagos.: Isla Genovesa.  Arrivée nocturne dans une île volcanique, soit un cratère de deux km de diamètre, remplis d’eau.  Nous entrons avec notre catamaran dans ce cratère et essayons de joindre l’endroit répertorié comme endroit de mouillage.  Seul problème, au lieu dit, les profondeurs varient entre une dizaine de mètres à près de 200 mètres et ce sur quelques dizaine de mètres horizontaux.  Par dix fois, nous essayerons de mouiller, mais sans succès, notre ancre  en fait ne touchait pas le fond …  Résultat, nous nous laisserons dériver toute la nuit pour revenir le matin au cœur de ce volcan.  En fait notre carte n’était pas correctement calée et la zone de mouillage se retrouvait sur les terres.

Ensuite, passage dans l’hémisphère sud avec franchissement de l’équateur.  Apéro ! , nous dira Guilhem.

Nous rejoindrons  l’ile Bartholomé, paysages magnifiques avant de repartir pour une nuit complète de navigation et slalom entres les différentes îles de l’archipel pour rejoindre la pointe sud ouest des Galápagos dans l’ile Isabela.  Nous y mouillerons à 4 h du matin, exténués après deux nuits sans sommeil pour Béné et Laurent.

La suite et les images plus  tard si nous avons encore une connexion.

Merci pour vos messages .  Ils nous font toujours très plaisir !

Changement de programme !

Bonjour à tous,  cela fait maintenant 53 jours que nous sommes arrivés à Panama, beaucoup, nous direz vous … pourtant on a pas chômé pendant tout ce temps !  Panama devait être une sorte de passage dans notre voyage, une traversée de l’Atlantique vers le Pacifique, un point de non retour …
Et bien ce point de non-retour n’est pas celui que nous avions imaginé au départ, ce pays nous a montré différentes facettes, la côte Caraïbe, magnifique avec des archipels tels ceux de Bocas à l’ouest et ceux des San Blas plus à l’est.  Bocas del Toro était très vert, avec des iles très denses, de la mangrove … Les San Blas, dont on ne vous a pas encore parlés sont une sorte de paradis sur terre : iles vierges avec quelques cocotiers et des plages de sable fin.  Magnifiques, loin de la civilisation …Capture-11.35
De l’autre côté du Canal, le Pacifique, très différent, un peu plus froid et d’autres iles, les iles Perlas : La Perle du Pacifique.  Ces iles nous ont enchantés au point de décider d’y rester pour de bon !
Au nord des Iles Perlas, nous avons trouvé un petit coin de paradis : plage de sable fin, eau transparente avec des milliers de poissons et un complexe hôtelier à l’abandon et à la vente!   Béné et Laurent se regardent et Béné dit : «  Qu’en penses tu ? »Capture-12.14 En un instant, notre projet bascule : Laurent répond « Chiche ! » .  On appelle, on se renseigne sur le prix, les possibilités et en 4 jours, tout est bouclé !  A l’instar des Pimpus, nous voilà maintenant aussi propriétaires d’un petit coin de paradis dans les Perlas ! Incroyable !
La réaction de Zoé qui voyage avec nous : « Il y a juste les fenêtres à changer, refaire un peu d’électricité et c’est nickel, tout est neuf !».  Julien insistait pour qu’on installe vite des toilettes (car il avait un besoin pressant 🙂 ).Capture-11.34
Aymeric : «  Il est vraiment trop chouette! » Isaline : « Il faut enlever les morceaux de verre et remettre de l’eau dans la piscine » .
En fait, c’est une bonne base pas trop ancienne qu’il faut juste remettre en état et surtout en faire la promotion pour attirer du monde.  On en profite donc déjà pour vous en parler un peu…
Très facile d’accès en avion privé au départ de Panama City : la piste d’atterrissage se trouve à 300 mètres du complexe !  Tous les jours, il y a la visite des dauphins dans la baie.  Entre juin et septembre, ce sont les jubartes que l’on peut admirer, ces fameuses baleines à bosse.Capture-09.09
Laurent s’entraine intensivement avec Pierre pour passer son brevet de moniteur de plongée pendant que Béné adore se flâner au milieu  des marchés aux fruits et aux légumes de Panama.

Augustin quand à lui n’est pas très intéressé par les travaux mais s’entraine intensivement pour ouvrir une école de wake-board.
Le plus grand soucis est au niveau de l’école où il n’y a pas d’école sur l’ile.  Nous pensons inscrire les enfants soit à Panama City mais dans ce cas, on devra soit acheter un bateau très rapide pour rejoindre le continent (beaucoup moins que les 5 heures avec notre Catamaran), soit acheter un petit avion qui lui fera la liaison en 20 minutes.  Autre option, renvoyer les 5 enfants en Belgique afin qu’ils puissent y terminer leur scolarité.

Nous cherchons aussi quelques investisseurs audacieux pour mettre sur pied notre projet au plus vite.

Pour les vacances de Pâques last minute à Panama, n’hésitez pas à nous rejoindre, vous serez nourris, logés, blanchis en échange de quelques menus travaux …

Un autre projet que nous avons dans nos tiroirs : le service « Hubert » dont la presse belge a déjà fait l’éloge … suite à une fuite non prévue … alors, autant vous en parler également …

hubertComme vous pouvez vous en douter, ce projet était dans nos cartons depuis l’Afrique … et porte le nom de notre ainé qui est hyper motivé !

P.S. Nous aimerions bien que lors des prochaines vacances des Kozys’s à  Panama, dans notre nouvel hôtel, vous nous rameniez notre Bernard l’ermite.  Cela faisait trois mois que nous cherchions en vain Siméon!

Vincent, sache que pour ta toux, l’air est très pur de par ici  et que si ça marche sur toi, on pourra développer des programmes de bien être pour Nadine, Caro, Marie  et toutes leurs copines.

Patrick, nous cherchons activement un CEO, nous espérons que tu seras bientôt disponible !

Fleur, Xavier, Gégé.  Une mission de rénovation d’un gros projet à l’étranger pour votre CV ?  Ça vous branche ?

Julien, Maurine, Alexia, Adèle, qui nous écrivent souvent sur le blog et tous les autres copains de nos enfants, ne vous inquiétez pas, nos enfants reviendrons pour les vacances !

 

Nos mille et une aventures à Panama

Arrivant de Jamaïque, c’est très prudemment que nous entrons, un peu  comme d’habitude, de nuit dans la baie de Bocas del Toro.Capture 12.51.26  On ne voit pas grand chose, si ce n’est un feu d’artifice pour nous accueillir …
C’est avec surprise que le lendemain matin, nous observons tous les va et vient des taxi-bateaux transportant des dizaines de touristes d’une ile à l’autre.  Laurent, en tant honnête voyageur, va dès le lendemain matin se présenter à l’immigration et aux douanes. Capture 16.13.59Erreur, nous sommes samedi, on payera donc toutes les taxes avec des suppléments car en dehors des heures de bureaux.  De plus, tous ces braves gens n’ont pas d’annexe et il faudra les ramener à terre.  Lundi, il faudra encore se rendre à l’immigration pour les visas. Chose absurde à Panama, en tant qu’européen, pour entrer à Panama en avion c’est gratuit et si vous entrez avec votre bateau c’est juste 105 dollars par personne. Un sacré budget pour nous 7. Capture 08.51.38Vous connaissez Laurent, il consulte les ambassades, recherche sur internet et finit par trouver un texte de loi disant qu’on ne devrait pas payer.  Lundi, il passera 5 heures dans les bureaux, mais cette fois sans succès, ils n’accepteront pas l’extrait de loi car ils ne l’avaient jamais vu et le déclare finalement incomplet. Capture 12.26.35Pendant ce temps, nous observons les avions qui atterrissent et qui décollent.
Bocas Del Toro est une petite ville très touristique au bord de l’eau où les hôtels, restos, cafés et centres d’excursions se succèdent au bord de l’eau. Nous approchons du carnaval et les « Diables » sont déjà de sortie.  Si vous en croisez un, protégez vos mollets ou préparez-vous à sautez bien haut…Capture 12.52.50
Nous voguons ensuite entre les ilots de mangrove tel un labyrinthe de verdure au milieu de l’eau.Capture 15.06.10
Sur l’ile de Bastimentos, nous rencontrons Audrey et Arnaud avec leurs 2 enfants en vacances à Panama. Capture 16.23.51C’est avec eux que nous observerons les magnifiques fonds marins aux multiples couleurs.  C’est aussi en leur compagnie que nos Capture 14.57.59yeux repèrerons la célèbre grenouille rouge faisant tout de suite au moins 1 cm de long.  Au milieu des vagues et des courants inverses qui vous emmènent vers le large, Capture 14.59.15pendant que les enfants jouent dans les vagues ou tentent de surfer sur les paddles, Capture 14.55.29d’autres se servent d’objets trouvés tel une porte de frigo. Capture 15.11.27Un peu plus loin, nous faisons la connaissance de Vincent, un belge de Liège qui tient un magnifique petit hôtel « Al natural ». C’est un vrai coin de paradis à ne pas rater si vous allez un jour à Panama où les singes viennent le soir en toute sérénité chercher quelques morceaux de bananes. Capture 15.10.25Nous irons également à la rencontre des indiens de Salt Creek. Guilhem, tout comme en Afrique, nous trouve un paresseux. Capture 15.18.55Cet animal se déplace effectivement tout en douceur et très lentement de branches en branches. Malgré son activité très lente, il se cachera plus vite que notre progression dans 50 cm de boue afin de le rejoindre.  Ce sont des paysages sereins et paisibles que nous croisons avant de Capture 15.22.21rejoindre Colon. Capture 15.22.43Ensuite, c’est le Rio Chagres que nous avons parcouru de son embouchure au barrage.  Étant très curieux de découvrir les fameuses écluses de Gatun, nous mouillons au pied du barrage. Cela inquiétait assez fort Béné malgré des lâchers de barrages très, très rares. Capture 15.33.35Nous partons néanmoins tous les 7 à la découverte du canal de Panama, de ses énormes cargos chargés de plus de 500 containers qui montent et qui descendent entre chaque porte sous une chaleur de plomb. A notre retour, plus d’annexe. On se renseigne auprès de quelques pêcheurs. Capture 15.35.06Deux hommes sont partis à bord 20 minutes plus tôt. Que faire? Le cata est là au milieu du rio et nous sommes tous les 7 à terre sans annexe. Sans trop hésiter les 5 enfants et Béné se jettent à l’eau pour rejoindre tout habillé le cata et descendent le rio à la recherche de l’annexe. Capture 15.35.54Les enfants s’imaginent être de grands détectives comme dans les séries télé. Pendant ce temps, Laurent passe d’un commissariat de police à un autre, la police de Panama, la police du canal, la police touristique en taxi ou escorté expliquant à chaque étape notre histoire enfin tentant d’expliquer notre histoire en espagnol. C’est seulement vers 2h00 du matin qu’il reviendra vers le bateau escorté par 3 voitures gros phares allumés. Pour lui pas question de nager dans la rivière, la police le lui interdit car trop dangereux. Ce rio est en fait habité par des crocodiles …C’est donc en paddle que Hubert rejoindra la berge pour prendre Laurent.Capture 07.38.09
N’ayant plus d’annexe et ne voulant pas faire nos visites et surtout nos courses à la nage, nous rejoignons, en slalomant entre les gros cargos, la marina de Shelterbay située à l’entrée du canal.

La suite arrive d’ici peu … Les San Blas, le passage du canal, …

A ce jour (29mars), nous nous préparons pour notre traversée du Pacifique.

La porte se referme sur l’atlantique !

Capture 13.30.24Cet après midi, à partir de 15h45 (21h45 en Europe), nous nous accouplerons avec 2 autres bateaux pour franchir les premières écluses de la traversée du canal de Panama.  La traversée est composée de deux groupes d’écluses.  Capture 13.32.14Les premières côté Atlantique (Ecluses de Gatun) dans lesquelles nous entrerons ce 21 mars en soirée (nous devrions passer entre 19 et 21h locale, soit le 22 mars entre 1  et 3h du matin pour vous) et les écluses de Miraflores , côté Pacifique que nous franchirons entre 13 et 14h (soit entre 19h et 21h chez vous) avant de nousCapture 13.31.50 retrouver sous le fameux pont des Amériques.  Entre ces deux groupes d’écluses, nous mouillerons la nuit sur le lac Gatun au milieu des crocodiles …

Si vous souhaitez nous suivre en direct, vous pourrez voir la progression de notre bateau grâce à notre AIS sur le site Marine Traffic en choisissant le bateau SEPT A VIVRE et ensuite regarder en direct live sur les webcam du canal de Panama (pour autant qu’elles ne soient plus en panne !)

Capture 13.31.23On vous promet pour bientôt nos mille et une aventures à Panama…

Merci à tous pour vos messages.  C’est toujours un plaisir énorme de vous lire !

Jamaïque

Le temps presse, nous aimerions être à Panama début février afin de nous préparer pour la grande traversée du Pacifique que nous souhaitons entamer dès que les Alizés seront établis, soit début avril.  Capture 20.57.53Avant cela, il reste beaucoup de choses à faire : rejoindre Panama qui est encore assez loin : plus de 800 miles et ne pas manquer quelques étapes intermédiaires.  A partir d’Haïti, nous avons la possibilité de rejoindre Panama (point de passage obligé pour le Pacifique si on ne veut pas descendre par le Cap Horn ou le détroit de Magellan) en passant par la Jamaïque, Cuba, les petites iles microscopiques de San Andrès et de la Providence, en plein milieu de la mer des Caraïbes.  Nous opterons finalement pour la Jamaïque en faisant l’impasse avec beaucoup de regrets sur Cuba.  Les iles de San Andres et Providencia seront visitées si le vent nous y emmène … ce ne sera finalement pas le cas !  Nous prendrons la route directe vers Boccas de Toro à Panama.

La Jamaïque, c’est une destination qui fait rêver Hubert et Augustin : Capture 18.01.21 Bob Marley, les rastas, de l’herbe 🙂 … une destination aussi très peu empruntée par les voyageurs.  Nous entrerons à Port Antonio, très joli port au nord est de la Jamaique.  Nous y passerons quelques jours tout d’abord pour débarquer Thierry, devenu un membre à part entière des 7 à vivre (et oui, avec grand regret, il se fait que son boulot l’appelle …) et d’attendre une fenêtre météo favorable pour notre première longue traversée.

photo1Nous en profitons pour y faire un peu de tourisme en allant visiter l’ile privée de feu Errol Flynn (il en avait bien de la chance, Capture 18.09.40dommage que cette propriété soit maintenant abandonnée). Nous nous baignons aux Reach Falls dont Hubert vous a déjà fait une petite vidéo. Presque toute la famille teste le surf sur les grosses vagues de Boston Bay  Capture 18.07.55et nous rejoignons le phare de Morant Point,  situé à la pointe est de l’ile.  Capture 18.10.40La route vers ce phare nous a rappelé les pistes africaines.  Nous entrons dans la Jamaïque rurale, loin des sites touristiques.  Il nous faudra preès de deux heures de piste à travers les champs de canne à sucre avant d’entendre la mer.  En chemin, nous croisons Capture 18.11.11une centaine de chariots chargés de ces longs bâtons de canne à sucre faisant la file afin d’être transformés dans une énorme usine.  Enfin, nous apercevons le phare, Capture 18.13.07nous passons par dessus la clôture et là, le gardien des lieux, Pedro, nous accueille bien sympathiquement. Il nous permet même de monter les 128 marches du phare pourtant en pleine réfection afin de découvrir la vue d’en haut et d’y observer Capture 18.11.35l’allumage automatique des lampes dès le coucher de soleil. Un chouette moment de partage avant de reprendre notre piste une fois la nuit tombée.  Nous nous arrêtons dans le premier village et mangeons sur le bord de la route (on adore) et parcourrons les derniers kilomètres avant d’exploser un pneu qui a malheureusement été percuté par un des nombreux trous de la route… coup de bol, il y avait une roue de secours !  Ensuite, ayant tellement trouvé chouette de visiter un phare, nous avons récidivé avec le phare de Port Antonio que nous avons à nouveau pu visiter Capture 17.57.37(il n’avait que 48 marches), la gardienne étant aussi bien agréable.  On pourra de cette manière apporter de nouvelles photos de phares à Nadine !Capture 17.56.16Un superbe proverbe propre à Port Antonio nous a été raconté. On pourrait le transposer pour la Belgique. « Si vous ne voyez pas la pluie à Port Antonio, c’est que vous n’y pas les bienvenus ».  Rassurez vous, nous avons été bien salués !Capture 18.06.55La Jamaïque sera aussi l’occasion de partager avec d’autres voyageurs tels Philippe Poupon et sa famille qui mouillera à côté de nous mais surtout avec Capture 17.52.24Laure et Jacques, des belges (et oui, on en rencontre de temps en temps), de Villers-la-Ville qui malgré leurs soucis de bateaux étaient positifs, souriants, généreux et très chaleureux.  Ensuite, c’est en compagnie de Josette et Pierre que nous passons d’excellents moments en attendant la fenêtre météo pour notre grande nav de plus de 650 miles.

Cette aventure, vous la connaissez déjà.Capture 18.18.59