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Au fil de l’eau, entre Saint-Vincent et Saint-Martin …

Après les catas,  nous vous avions promis des endroits de rêves. Capture 00.53.54 Le voyage développe l’imagination, les projets et les rêves des enfants.  Depuis Petit Saint Vincent, Capture 00.41.29une île privée abritant un superbe hôtel, Hubert s’est mis en tête que dans quelques années, il l’a rachèterait et nous y inviterait bien-sûr Capture 00.37.21de temps en temps.  Très vite, il se reprend et trouve que Sandy Island est déjà pas si mal et peut-être un peu moins chère.  Mais en passant devant Morpion et son unique petit parasol, il rabaisse encore ses envies. Capture 00.32.05 Pour terminer avec un petit ilot de sable tel que Punaise.  Il ne pourra pas tous nous inviter en même temps mais bon, il semble Capture 01.08.35content de sa nouvelle idée.  Après toutes ces petites iles, nous avons nagé à la recherche des tortues et raies de Tobago Cays.  Un endroit Capture 01.05.31magique, quelques iles, du sable blanc et des cocotiers, une eau transparente, des iguanes, des tortues terrestres et de mer et le soleil, Capture 00.54.23mais bon, tout ce décor carte postale, vous l’avez déjà vu en vidéo !  Des Cays, assez vite nous sommes remontés jusqu’au Marin en Martinique afin de Capture 01.12.35revoir notre ami Jeff avant son départ pour la métropole.  Les enfants aspiraient à revoir des supermarchés comme chez nous et à entendre parler français autour d’eux, c’est amusant, en Martinique, on se sentait presque à la maison!  Capture 01.13.06En chemin, nous sommes rejoints par quelques dizaines de dauphins, il en arrive de partout et au loin nous apercevons une « Whale » comme ils disent ici.  D’après les enfants, il s’agit que d’un globicéphale.  Joie encore redoublée sur le bateau.  Capture 01.11.03Bon, on sait que l’on vous met un peu trop d’images de dauphins depuis trois mois.  Mais bon, à défaut de photos de pluie, bouchons au carrefour Léonard, piquets de grèves en tout genre, on vous propose ce que l’on a en magasin … La Martinique, on s’y arrête quelques temps et on en profite pour explorer l’ile et faire quelques visites dont celle des « Jardins de Balata »

En général, nous ne sommes pas très mains vertes Capture 06.04.23mais ces jardins sont vraiment exceptionnels.  Si un jour, vous allez en Martinique, ne ratez pas cet endroit.  Les gens sont super accueillants et les jardins amusants, surprenants, impressionnants.  Des jardins pour se faire plaisir et pour se détendre. Capture 01.21.08 Ici, l’homme ne domine pas la nature mais y participe harmonieusement.   Nous avons également dégourdi nos jambes et fait travailler nos mollets le long de quelques belles balades.  La première nous emmène tout en douceur le long de la mer, dans la baie de Saite Anne, jusqu’au lac de Saline et son observatoire. Capture 01.22.46 La seconde un peu plus sportive nous tire jusqu’au sommet de la Capture 01.27.08Montagne Pelée, le point culminant de la Martinique à 1395 m.  C’est en compagnie de Lolo (son prénom, diminutif de Laurent)  Passion (le nom de son bateau tout jaune)  que luttantCapture 01.23.28 contre le vent (et même la pluie), nous gravissons les marches et les rochers à travers les nuages afin d’en apercevoir le sommet.  Seuls Augustin et Laurent auront le courage de poursuivre dans le vent vers  « le Chinois ».  Paysages d’exception et même quelques petites bêbêtes.  Delà, nous remontons vers Saint-Pierre, ville dévastée en 1902 par ce volcan que nous venons de gravir.  On ne pouvait pas quitter la Martinique sans une petite visite d’une rhumerie où nous avons pu tester Capture 01.34.34l’autostop en famille (trois voitures à l’aller et trois voitures au retour) et longer les champs de canne à sucre.  Très drôle.

C’est après une belle nav de Capture 06.10.12nuit avec une mer très houleuse que nous rejoignons la Dominique.  La plus belle des îles d’après de nombreux voyageurs des petites Antilles.  Capture 06.08.47Des cascades, des canyons, des sources d’eau chaude, des sources de souffre.  Nous nous lançons à nouveau dans une magnifique balade à travers la forêt, longeant les crêtes, descendant dans la vallée de la désolation Capture 06.14.46et aboutissant au lac bouillant (plus de 180°).  Récompense de tout cet effort, un petit jacuzzi d’eauCapture 06.13.24 chaude en pleine nature.  Ensuite, nous avons fait une petite halte chez « le belge ».  Depuis Trinidad, tout le monde nous parle d’un belge qui tient un resto en Dominique.  Capture 06.30.13Il s’agit de Roger, l’Ostendais et de son épouse.  Balade tranquille dans le village de Coulibitri.   Ici, en Dominique, ils préparent les élections.  Si les bleus gagnent, il y aura Capture 06.27.20des grèves, si ce sont les rouges,  rien ne changera car ils sont au pouvoir depuis trop longtemps …  La campagne consiste à accrocher des drapeaux de couleur rouge ou bleu selon le parti supporté.  Apparemment, comme tout le monde ne sait pas lire les candidats sont représentés par un vélo, un arbre, une tasse, …

Et nouveau départ vers Portsmouth cette fois.  Capture 06.34.35Là, c’est accompagné de Speedy, que nous partons à la découverte de la rivière indienne guidé par Alexis. Un super guide qui a passionné les petits comme les grands.

La vidéo postée par

Augustin il y a quelques jours vous a déjà donné un bel aperçu de cette ile très nature.Capture 06.39.14

Voilà nos dernières nouvelles ! Nous vous souhaitons de bien agréables fêtes de fin d’années et de bonnes vacances pour ceux qui en prennent …

Merci mille fois pour tous vos commentaires et les nouvelles que vous publiez sur notre site.  De cette manière, vous nous donnez envie de raconter la suite …

Les Catas sur le Cata …

Le décor carte postale, c’est sympa, mais y a pas que cela quand on voyage … quitte à vous faire partager nos bons moments, nous allons aussi vous partager les autres …

Nous étions donc à St Georges, la capitale de Grenade.  Après la visite bien intéressante deCapture 21.11.11 son fort (faite le dimanche, jour de fermeture) avec un local bègue mais particulièrement calé en géopolitique, nous avons surtout fréquenté le resto situé au-dessus du supermarket car il nous offrait une connexion internet (ce truc là, c’est l’élément le plus compliqué à obtenir et qui nous fait perdre des jours et des jours …) nous permettant de traiter quelques « petits » problèmes en Belgique qui surviennent toujours quand on est loin  et impuissants.  Ceux là, on va pas vous les narrer même si ils nous pourrissent vraiment la vie …

A grenade, nous y avons aussi rencontré les « Pari Caraïbes » qui nous font part de leur problème de joint de moteur leur imposant une sortie d’eau (soit mettre le bateau en cale sèche).  À les entendre, nous craignons, nous aussi d’avoir un problème de ce type car nous avons depuis longtemps de l’eau dans la cale moteur bâbord (juste quelques dizaines de litres par jour, surtout en navigation). Capture 21.12.30Laurent et Béné plongent alors la tête non pas dans l’eau turquoise mais bien dans le cambouis.  Après analyse,  c’est le support des batteries « house » qui a lâché ( les batteries d’un bateau pèsent bien plus lourd que la batterie d’un téléphone), perforant la carène avec les vibrations provoquées par la houle en navigation.Capture 21.56.21   Panique chez Béné, il y a un trou dans la coque alors que pour Laurent il ne reste plus qu’à réparer, sous l’eau !   Au passage, admirez le beau masque rose de Laurent … Un peu de pâte « Epicol »qui durcit dans l’eau pour l’extérieur et de la fibre de verre côté intérieur et tout est réparé.  C’est alors que Béné fit tomber l’iPhone de Laurent dans l’eau entre les planches d’un ponton.  Hubert plonge sous le ponton, dans l’eau du port (pas turquoise elle non plus), le récupère.  On lui retire la batterie, fait une cure de soleil, de riz, le bouche à bouche, …  mais rien à faire, il est mort.  Nous partons alors vers Cariacou avec comme d’habitude nos arrivées un peu tardive du soir,  nous slalomons entre les bateaux et nous mouillons.  Capture 06.49.44Parfait jusqu’au lever du jour où un pêcheur, du haut de sa barquette, un peu furieux, nous crie que nous avons détruit son piège à poissons avec notre ancre (son piège était super bien signalé par une bouteille flottante au milieu de l’aire de mouillage).  Nous n’étions pas dessus la veille, mais avec les changements de courant et vents, le matin, la chaine s’était accrochée … on s’excuse et demande comment nous pouvons réparer, là, plus de réponse … coup de bol, Laurent propose de plonger pour aller voir ce qui se passe et on arrive finalement à démêler sa petite cordelette qui s’était emmêlée à notre chaine … sa cage à poissons est libérée, ouf !  Il repartira en nous saluant sympathiquement.  Nous laissons passer les quelques jours de mauvais temps et nous allons mouiller à côté de Sandy Island. Capture 22.54.06

Une magnifique petite île déserte sous le soleil (du moins quand il y en a).  Pendant la nuit, réveil d’urgence  suite à un choc entendu sur la carène.  Nous n’avons pas dérapé mais vu les courants changeant et une chaîne assez longue pour peu de profondeur.  Nous nous sommes retrouvés contre des coraux, à 1 m de profondeur et comme notre cata a un tirant d’eau de 1.20m …  Heureusement, pas de casse, juste quelques petites égratignures sur le safran.  On remonte l’ancre, avançons un petit peu et mouillons à nouveau. Tout simple, il était 2h30 du matin !Capture 06.59.12
À Saint Vincent, nous nous arrêtons dans la Cumberland Bay car il y a une Géocache et on trouve que ces Géocaches sont de chouettes moyens pour découvrir des endroits insolites … Capture 13.57.11Ici, les fonds sont très pentus et très vite très profonds.  On met l’ancre et on part à la découverte du village.  Bon, on n’a pas vraiment trouvé la géocache même si on l’a trouvée mais nous avons surtout fait la connaissance du nouveau propriétaire du resto.  Un italien bien sympathique dans un décor de Pirates des Caraïbes (si un jour vous passez par là). Après notre balade, un verre et l’achat de quelques fruits et colliers, nous remontons l’ancre. Enfin, on essaye car le guindeau patine au départ avant de se bloquer.   À nouveau, vive les bouteilles de plongée.  Laurent s’équipe et plonge à 16 m pour y démêler la chaîne qui s’était prise dans des troncs d’arbres, mais que font ils là dessous ?  Heureusement, il n’a fallu que 20 minutes pour nous remettre en route.Capture 13.58.06

Route directe vers la Martinique.   On va naviguer toute la nuit et passer Ste Lucie (dommage, ce sera pour une prochaine fois …quand on sera vieux par exemple),  mais cette fois la houle est déchaînée et les vagues viennent frapper, cogner la coque et le bateau monte et redescend, tangue à bâbord tangue a tribord.  Capture 2014-11-27On se croirait sur le « train de la mine » à Walibi.  Seulement, ici on ne descend pas  après 3 minutes mais cela continue des heures et des heures.  Plus besoin d’abonnement pour Walibi.  Après deux heures de navigation, il fait déjà bien noir et les feux de navigation s’éteignent.  Pas évident à réparer quand la mer est déchainée … A nouveau, panique chez Béné et pour Laurent on verra cela demain.  Rien de grave, juste une ampoule qui avait grillé, mais quand on navigue de nuit, c’est comme rentrer chez vous en voiture sans phares… Une demi heure plus tard, c’est le crochet de la porte coulissante qui se casse…

Nous arrivons enfin en Martinique juste à temps pour revoir notre ami Jeff que nous avons du retrouver dans une foret de mâts. Capture19.09.13 Là bas, peu de soucis, sauf que nous nous étions mouillés sur l’emplacement réservé, mais pas officiellement, par un bateau qui était parti une semaine.   En fait les places sont libres, mais on réserve tout de même 🙂 Heureusement, nous n’avions pas prévu de passer autant de jours au Marin et donc l’incident était vite clos …

Ensuite courses chez Leader Price, ça faisait deux mois que les enfants attendaient de retrouver des aliments comme chez nous … pas de bol, on arrive 2 minutes après la fermeture le samedi midi, il faudra encore patienter jusqu’à lundi 🙁 On en profite pour se balader ailleurs et en revenant, notre annexe laissée sur le ponton de Leader Price n’était plus accessible (ben oui, ils avaient fermé les grilles du parking).  Il a fallu trouver un autre accès à la mer et nager un peu …

On quitte alors Le Marin pourCapture19.24.28 rejoindre Ste Anne, petite ballade de 15 km vers les Salines.  Très joli, mais une fois que le soleil se couche, c’est infesté de moustiques et nous avions oublié l’anti moustiques … on ne nous y reprendra plus …

On continue notre route vers le nord et atteignons Fort de France où nos amis de Speedy nous attendent, nous sommes tellement heureux que nous allons mouiller à côté d’eux.  Chouette, les parents s’offrent un resto (un des premiers depuis le début du voyage) et les Capture 23.07.54enfants se retrouvent sur Speedy.  On rentre sous une pluie battante, allons dormir (les enfants avaient simulés qu’ils s’étaient tous endormis et attendaient les « ils sont si mignons » pour se réveiller en se moquant de nous … vers 5 heures du matin, toujours sous la pluie, nous entendons un gros choc … nos bateaux respectifs avaient visiblement aussi envie de se retrouver.  Nous avions tous l’air malins en tenue de nuit sur le pont à mettre des pare battages, et tenter de démêler les ancres qui avaient aussi choisi de s’en mêler !    On décide d’aller se mettre alors vraiment plus loin, au point qu’un autre Catamaran décide de se mettre entre nous deux, avant de déraper pour venir nous percuter alors que leur proprio était descendu à terre.  On a mis deux heures à démêler la situation très compliquée car nous ne pouvions pas avancer pour eCapture 22.07.41nlever notre ancre et l’autre bateau dérapait vers nous (Vous voyez notre patte d’oie qui se trouve sous le bateau qui dérape vers nous).  Des vrai moments très difficiles que nous avons réglé avec deux annexes eCapture 22.09.56t un second catamaran.  Le proprio, très British, ne s’est aperçu de rien !  Le lendemain matin, après une chouette soirée arrosée au Martinish Coffee, Laurent décide d’allumer un des moteurs pour refaire un peu d’énergie.  Pas de bol, le moteur était en prise et pas au point mort … résultat, on est allé lentement et surement à nouveau aborder nos amis :-).  Si après ça, ils nous supportent encore, on peut dire qu’ils sont vraiment sympas.  Heureusement, pas de casse, mais comme on dit toujours : jamais deux sans trois !  Bon nous sommes à trois, le compte est bon !   On espère être arrivés au bout de nos abordages !

Capture 19.21.56Voilà quelques tranches de vie sur notre Cata et au final, toutes ces catas feront partie de nos meilleurs souvenirs … et comme on dit, quand il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y avait pas de problèmes !