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La grande ligne droite

Après notre très courte pause aux Galápagos, dont nous vous raconterons nos péripéties un peu plus tard, nous avons repris la mer et levé les voiles en direction du paradis (comme nous le décrivent de nombreux voyageurs ayant accompli une circum navigation) avec comme premire étape « Les Marquises ».

C’est donc dimanche 12 avril vers 21h00 UTC que nous avons dit au revoir aux otaries et à la terre. C’est sous les balais et les sauts de centaines de raies que nous entamons notre grande ligne droite de navigation d’environ 2 936,3 MN à vol d’oiseau.

La route consiste à rejoindre les alizés que l’on trouve à une latitude de 5-6° sud tout en évitant une zone délimitée par les parallèles 3 et 8° sud et les méridiens 90 et 95° ouest. C’est une sorte d’extension du pot au noir, zone sans vent et propice aux orages et mer houleuse. La première partie du trajet s’est faite principalement au moteur par manque de vent lié au franchissement de l’Equateur (zone de convergence intertropicale) et une vitesse moyenne souvent inférieure à 5 noeuds.

C’est donc tout en douceur que nous trouvons notre équilibre et que nous nous organisons pour les quarts. La nuit est découpée en tranches de 2 heures que nous nous sommes répartis. Guilhem veille le soir de 8 à 10 h, suivi de Laurent et Béné jusqu’à 2 heures partir duquel Hubert prend le relai jusqu’à 4 heures. Ensuite c’est Augustin qui surveille la route pour terminer avec Isaline et Aymeric qui ensemble forment une bonne équipe de 6 à 8 heures. Le quart consiste à surveiller le cap, les variations de force et de direction du vent, optimiser le réglage des voiles, contrôler visuellement et sur l’AIS la présence d’autres bateaux qui croiseraient notre route, l’état des batteries, … Afin de rester éveillé, un film ou un jeu sur l’iPad est obligatoire.

Nos journées se remplissent avec la confection des repas et de bons gâteaux pour le moral des troupes, de films que l’on regarde en petits groupes ou tous ensemble, d’école (pas de trêve pascale pour nous), de siestes pour récupérer des nuits coupées par les quarts, de jeux de société et de la pêche. La pêche : occupation favorite des enfants. Les leurres sont choisis minutieusement pour un meilleur résultat. Le bateau se transforme bientôt en une poissonnerie ambulante avec thon jaune, daurade, espadon voilier et même calamars dans les frigos. Chaque journée, nous faisons le point météo et prenons notre position à 12 et 24 h UTC. Le changement d’heure à lieu pour nous tous les 4-5 jours.

A ce sujet, si vous pouviez nous aider à trouver deux villes de référence situées sur les fuseaux horaires UTC -8 et -9 et nous envoyer les réponses par SMS sur notre iridium.

Nous vous proposons également un petit concours : prévoir notre jour, heure, minute et seconde d’arrivée aux Marquises exprimée en heure UTC. Vos réponses devront être postées par commentaires sur le site « Septavivre » pour le 24 avril minuit UTC. Concours sans obligation d’achat mais avec super beaux lots à la clé. Premier lot : Une semaine de croisire en Polynésie sur « Septavivre » hors transport. Deuxième lot : une carte postale dédicacée envoyée des Marquises, troisième lot : une invitation en VIP à la présentation de notre voyage soit à la salle Jadinon soit au club de voile de Bruxelles.

Pour vous aider, notre point GPS au 17 avril minuit UTC : 5° 55′,946 S – 102° 26′,494 W. On prend un cap direct sur Atuona (Hiva Oa). Tenez compte des vents, courants, vagues, …

Bonne chance !

P.S. Merci pour vos messages en provenance de Namibie, Costa Rica, Panama, Martinique, Bahamas, Polynésie, Val Thorens et Belgique ! Dès qu’un SMS arrive sur le téléphone satellite, tout le monde accoure dans le carré !

P.P.S Aujourd’hui, record de distance : nous avons parcouru 103 MN en 12 heures !

On postera encore d’ici notre arrivée !

En route pour la Grande Traversée !

Ce vendredi 3 avril, vers minuit UTC, alors que beaucoup d’entre vous se préparaient pour la transhumance des vacances de Pâques, nous nous sommes mis en route pour notre grande traversée, celle du Pacifique. Océan dans lequel on trouve la plus grande distance entre deux points terrestres.  

Cette traversée représentera pour nous pas loin de 4000 MN, soit plus de 7000 km  parcourir  une vitesse moyenne de 7 nuds, soit 13 km/h, ayant pour destination les Marquises, en Polynésie..  Une premire étape est prévue aux Galápagos, îles au large de l’Équateur après environ 1000MN du canal de Panama.

A ce jour, le 7 avril 1h UTC, nous avons déjà parcouru près de 500 MN, soit la moitié de la distance pour les Galápagos.  Pour le moment, vents, courants et vagues nous sont favorables. Nous ajustons notre route quotidiennement en fonction du bulletin météo que nous prenons en relevant nos mails sur l’iridium.

Si vous souhaitez, vous pouvez nous envoyer des messages gratuitement sur notre téléphone satellite :  +881632527533 via http://messaging.iridium.com/index.php?

Notre position exacte : 2°47N,  83°53W au moment où nous vous écrivons.  La nuit est d’encre, les étoiles brillent de mille feux et on assiste un lever de lune à l’est qui nous éclairera bientôt comme en plein jour.

Nous avançons bien,  8 nœuds, par 19 nœuds de vent et venons de prendre un ris par précaution.

Profitez bien de vos vacances !

Pour nous, ce sera la mer pendant près  d’un mois … Ne vous inquiétez pas, elle est chauffée à 30°5 et infestée de requins !

On vous embrasse,

Les Sept a Vivre

En direct, Au milieu de nul part

Dernier update 05 février à 14:00 locale ci-bas – 10 SMS Iridium reçus !

Dimanche midi, 1er février, après avoir pris et analysé la météo, fait encore quelques courses, du pain, fruits et légumes, du jus d’orange, après avoir testé le téléphone satellite et comment recevoir un fichier météo au milieu de l’océan, après avoir salué Josette et Pierre, nous quittons le ponton de la marina Eroll Flynn de Port Antonio en Jamaïque. Direction Panama en direct. La route nous indique plus de 650 miles et entre quatre et six jours de navigation, soit notre plus grande traversée. Les sept à vivre sont prêts. Seule Béné est très inquiète comme d’hab. À peine sortis de la baie, nous entrons dans une mer agitée et des vents à 25 nds. Les vagues se cassent sur les rochers devant le phare et forment des montée d’écumes presque aussi hautes que le phare de 48 marches que nous avions visité la veille. Nous longeons la cote. Certains ressentent quelques effets du mal de mer, maux de tête, de ventre, … Mais nous restons confiants, cela devrait se calmer une fois au sud de la Jamaïque.

À hauteur du phare de Morant Point (côte est de la Jamaïque), à hauteur du phare que nous avions visité l’avant veille, et qui fait lui 128 marches, la mer se calme un peu. Laurent en profite pour regarder les voiles, et là gros problème, le coulisseau de la GV est cassé. Après analyse rapide de la situation, nous décidons de changer notre route et de nous abriter à Port Morant. Il est 19h30 quand nous mouillons. Nous sommes le seul bateau dans toute la baie. Sur la rive, une maison éclairée, peut être la marina renseignée sur la carte. Laurent s’apprête a y aller en annexe quand nous sommes surpris par un bateau voulant s’amarrer au notre. Trois hommes armés montent sur le bateau. Ils font partie de la police de la marine et viennent remplir les documents. Très sympas, ils nous proposeront leur aide le lendemain matin. Laurent part à 8h00 pour Kingston espérant y trouver une pièce de rechange. Vers 17h30, il reviendra avec non pas un nouveau coulisseau mais avec la piece soudée, limée et réparée. Le bateau est à nouveau en ordre, nous repartons pour notre grande traversée vers 19h30. Nous nous répartissons les quarts. La première nuit sera très mauvaise, une mer agitée, de grosses vagues qui viennent taper sur les coques du bateau. Certaines passent même au dessus du trampoline pour atterir sur les fenêtres du carré. Le vent est fort, en moyenne 25 nds. Mais surtout nous traversons deux grains durant lesquels le vent monte a 37 nds et la pluie rince tout le cata. Pour les quarts, nous avons l’habitude de descendre la table du carré et de la transformer en lit pour le capitaine et ceux qui font les quarts. Nous la laisserons ainsi toute la journée du mardi. En effet, il n’y a que couché que nous nous sentons mieux, que les maux de tête ou de ventre s’atténuent.

Au bout de 24h de navigation, nous avons déjà fait 150mn. Pour rester optimiste, il ne nous en reste plus que 450 soit encore 3 fois ce qu’on vient de vivre. On se réorganise pour les quarts, heureusement pour nous le temps devient plus constant, pas de grain, seul le vent et les vagues pour lesquels on s’habitue lentement. Les mouvements du bateau avec son balancement de droite à gauche de l’avant vers l’arrière sans ordre et sans régularité et toujours ces vagues qui se heurtent au bateau faisant soulever la table du carre et tomber les livres sur l’étagère. La journée de mercredi se passe encore un peu mieux, le vent e, est maintenant tombé à 20 nds en moyenne et nous avons même assisté à un balai de dauphins dans les grandes vagues ( pas possible de les photographier, cela bouge de trop).

Nous venons de passer les 310 mn et la moitié, en distance, de notre traversée. Voici donc les newsletter toutes fraîches du milieu de la mer des caraïbes. Si vous voulez nous encourager, vous pouvez nous envoyer un SMS gratuitement via le site Iridium. Notre numéro : +881632527533

 

une bouteille à la mer

05 février à 14:00 locale, 20:00 Bruxelles – 10 SMS Iridium reçus – continuez ! 

DTR Miles restants : 180 Miles
SOG 7.8 nœuds (vitesse réelle)
CSP 6.7 nœuds (vitesse par rapport  la mer)le courant nous pousse !
AWA Vent  130° sur bâbord (apparent)
Vent réel : 15 nœuds
AWS Vent apparent :  8 nœuds
Météo 4/5 soit très favorable
Moral des troupes : 4/5 , les plus grosses difficultés sont derrière nous ! Enfin, on l’espère…

Bonjour tout le monde, suite des newsletter du milieu de la mer des caraïbes.  Après deux nuits très agitées, la troisième fut plus paisible, nous nous rapprochons de Panama (Bocca del Torro), il nous reste 180 miles, soit un peu moins de deux jours.  Merci pour vos messages reçus sur notre iridium, ça nous fait super plaisir !

Le moral est très bon et la météo plus clémente : de 25 nœuds de vent annoncés, nous passons  15 nœuds.  Les vagues passent de 4 mètres à  un peu plus de 2 mètres … Plus trop de mal de mer  bord, reste le capitaine qui n’est pas toujours dans son assiette 🙂
Les enfants recommencent à cuire des gâteaux et même Béné pense qu’on va y arriver.  Nous naviguons pour le moment avec toute la GV et sous Spi.  C’est magique !

Voici nos coordonnées GPS : 11°47’345 N.  80°28’321 W.
DPT : 3500 m de profondeur.

… Au revoir Zanzibar, une autre semaine nous attend en Tanzanie.

Concernant le PS 5 : Si un des vacanciers souhaite publier sur la seconde semaine en Tanzanie, avec grand plaisir ! voici une petit essai…

PS6 : ceci est un appel à d’autres essais….

«Quelle ne fut pas notre surprise de retrouver à bord, les Chamacos – eux aussi au retour de leurs vacances sur Zanzibar. Rigolez rigolez, c’est pas tous les jours facile, même en Afrique. Entre les séances d’écoles (ne rigolez pas SVP) les réparations au camion, le ménage normal (bon – ça n’est pas ce qu’il y a de plus lourd : passer 18m² au balai prends moins de temps que d’astiquer 250m² de maison… ) faire les courses, préparer à manger pour nous 7 + les guides, plus les touristes en visite, plus le chef du village, les 4 douaniers égyptiens qu’on a toujours pris en otage pour récupérer notre mise la-bas, et les 14 copains qui sont venus jouer avec les enfants, les comptes pour la fabrique d’église St Vincent (non pas -et-Grenadine, St Vincent sur-le-Nil…) et quelques autres bricoles, il ne nous reste pas trop de temps pour nous. Alors après plus de 6 mois de voyage intensif, il était urgent qu’on prenne quelques vacances non ? ? ? ?

Bref, de retour sur terre, enfin sur terre ferme, nous reprenons possession de notre Posseïdon à 4 roues, on entend des Chamaco que leur camion a quelques soucis. Pas de soucis sans solutions, 2-3 heures de bricolage sous le capot, et voila le problème résolu, juste à temps que pour fêter l’anniversaire de 10 ans de Corentin de chez les Chamacos.

Béné est arrivé à faire de moelleux au chocolats avec… ben … on sait pas trop avec quoi, mais elle y est arrivée… Mais le top of ze top, c’est que Phil a sorti quelque bonnes bouteilles de son sac… Une toute toute bonne soirée. Bon anniversaire Corentin !!!

Ceci dit, après une route sans soucis, nous nous sommes retrouvé à l’entrée du parc Ruaha. Ruaha est le petit Serengeti, le secret le mieux gardé de Tanzanie, un sanctuaire franchement inespéré des big 5… juste à temps pour un bivouac dans une poche de désert. Le grand jeu c’est de faire un feu de joie ‘in the middle of nowhere’ d’y griller des légumes trouvés sur le marché la veille, et quelques maigres pignons de poulet… Le bonheur absolu, c’st que les enfants préparent le dîner tous seuls. juste le temps de vider les fonds de bouteilles de Phil.

Miracle ou préméditation, c’est la que nous rejoignent les petits Suisses… Juste à temps pour récupérer un petit paquet envoyé par leurs parents… du chocolat soigneusement maintenu au frais par quelques miraculeuses astuces, du fromage même pas encore fondu, et quelques autres bricoles dont on ne fera pas mention. En tout cas, merci papa et maman petit Suisses, le fromage et le chocolat étaient vraiment parfaits avec la toute toute dernière bouteille de Phil (a vrai dire, je me demande ou il a encore réussi a caser leurs brosses a dents, Nadine et Phil, avec tout ce qu’ils ont embarqué de magnifique…)

A l’entrée de Ruaha, grands débats car ils essayaient de nous over-taxer pour l’entrée des camions et autres 4×4, pour finir il n’y a que une bonne solution : d’abord bloquer l’entrée avec le camion Chamaco, la sortie avec le 4×4 des petits Suisses, prévenir les ambassades Suisses, Françaises, Belges, Congolaises, et Ougandaises, puis aussi Prosper, on ne sait jamais. Ensuite tout le monde sur le toit du truc 7àV… pendant que Laurent va faire cau-cause…

5 heures plus tard on repart avec 3 gardiens attitrés, et un pass valable pour toute la semaine, ainsi que un VIP ticket pour le lodge qui se trouve en plein millieu de la réserve pour toute la semaine. 75 EUR quand même… pour tout le groupe… Et encore, Laurent à laissé 5 EUR de Bakchich dans l’affaire. (NDMR Peut faire mieux Laurent quand même…Chiche pour la prochaine fois)

Bon c’est vrai que pour y arriver , on était nous 7 + les 4 Nuyts + les 5 Chamacos + les 2 petits Suisses, + les 3 gardiens soit 21, mais le camion est quand même assez grand non ? En tout cas, heureusement que Béné avait chassé 21 touracos et pourra nous préparer (à défaut de cailles) des touracos farcis au lait de rhinocéros caillé et aux fruits de baobab… (même pas difficile, on a quand même 2 poêles et même une plaque électrique alimentés par les panneaux PV sur lesquels sont assis les 3 gardes…

Sinon Ruaha, parfait, on a bien vu au moins 8 des big 5 et le Ruaha Lodge était un merveilleux point de chute. Petit soucis toutefois : les gardes ronflent comme des éléphants (enfin – les éléphants on ne les a pas entendus ronfler…) et en plus les piqures d’oursins et / ou de moustiques de Zanzibar commencent à avoir des effets dévastateurs sur les pieds de Phil, de Laurent, et un peu de tout le monde. #besoindevacances…

Le retour sur Dar es Salaam se fait sans soucis et on passe encore une dernière journée avec les Nuyt avant de les déposer à l’aéroport. Miracle, on arrive à temps. Même sans se dépêcher… Fin des vacances, grand bain pour tout le monde. Y compris les ongles, shampoing et les oreilles. Tout le monde est même passé chez le coup tif… Grande lessive…

Le soir du départ des Nuyt, gros petit coup de blues quand même. Quel plaisir on a eu de retrouver nos amis. Et plus que pareil bpour les enfants. Le plaisir semblait largement partagé toutefois. Tout doucement on commence à penser à notre retour… un peu et puis on oublie. Comment et quand, tous ensemble ? en avion ? en camion ? d’abord les enfants ? puis nous après un petit dernier refill d’émotions, question de pouvoir cocher l’Afrique pour de bon ? On continue un an de plus jusqu’en Amérique du Sud ? … Pas de réponses pour l’instant.

Ce qu’on est sur c’est qu’on vit une expérience extra et qu’elle doit se terminer en apothéose !!!

Bon anniversaire à tous ceux qu’on a oublié, et surtout, continuez à commenter sur le blog … toujours cool de vous lire. »

Bon voyage à vous tous et j’espère un jour lire la vraie version – toujours un petit phénomène ici quand ‘il y a un nouvel article sur 7àV !’ Je tiens à remarquer que tout ceci est de la fiction et toute ressemblance n’est que fortuite et l’auteur de cet article ne peut pas être tenu responsable…

Patrick

PS 7 : Tiens tiens revoilà IMNNGL ! Ça faisait longtemps…

PS 8 : Au plaisir de lire les autres versions de cette semaine Tanzanienne ?