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Jamaïque

Le temps presse, nous aimerions être à Panama début février afin de nous préparer pour la grande traversée du Pacifique que nous souhaitons entamer dès que les Alizés seront établis, soit début avril.  Capture 20.57.53Avant cela, il reste beaucoup de choses à faire : rejoindre Panama qui est encore assez loin : plus de 800 miles et ne pas manquer quelques étapes intermédiaires.  A partir d’Haïti, nous avons la possibilité de rejoindre Panama (point de passage obligé pour le Pacifique si on ne veut pas descendre par le Cap Horn ou le détroit de Magellan) en passant par la Jamaïque, Cuba, les petites iles microscopiques de San Andrès et de la Providence, en plein milieu de la mer des Caraïbes.  Nous opterons finalement pour la Jamaïque en faisant l’impasse avec beaucoup de regrets sur Cuba.  Les iles de San Andres et Providencia seront visitées si le vent nous y emmène … ce ne sera finalement pas le cas !  Nous prendrons la route directe vers Boccas de Toro à Panama.

La Jamaïque, c’est une destination qui fait rêver Hubert et Augustin : Capture 18.01.21 Bob Marley, les rastas, de l’herbe 🙂 … une destination aussi très peu empruntée par les voyageurs.  Nous entrerons à Port Antonio, très joli port au nord est de la Jamaique.  Nous y passerons quelques jours tout d’abord pour débarquer Thierry, devenu un membre à part entière des 7 à vivre (et oui, avec grand regret, il se fait que son boulot l’appelle …) et d’attendre une fenêtre météo favorable pour notre première longue traversée.

photo1Nous en profitons pour y faire un peu de tourisme en allant visiter l’ile privée de feu Errol Flynn (il en avait bien de la chance, Capture 18.09.40dommage que cette propriété soit maintenant abandonnée). Nous nous baignons aux Reach Falls dont Hubert vous a déjà fait une petite vidéo. Presque toute la famille teste le surf sur les grosses vagues de Boston Bay  Capture 18.07.55et nous rejoignons le phare de Morant Point,  situé à la pointe est de l’ile.  Capture 18.10.40La route vers ce phare nous a rappelé les pistes africaines.  Nous entrons dans la Jamaïque rurale, loin des sites touristiques.  Il nous faudra preès de deux heures de piste à travers les champs de canne à sucre avant d’entendre la mer.  En chemin, nous croisons Capture 18.11.11une centaine de chariots chargés de ces longs bâtons de canne à sucre faisant la file afin d’être transformés dans une énorme usine.  Enfin, nous apercevons le phare, Capture 18.13.07nous passons par dessus la clôture et là, le gardien des lieux, Pedro, nous accueille bien sympathiquement. Il nous permet même de monter les 128 marches du phare pourtant en pleine réfection afin de découvrir la vue d’en haut et d’y observer Capture 18.11.35l’allumage automatique des lampes dès le coucher de soleil. Un chouette moment de partage avant de reprendre notre piste une fois la nuit tombée.  Nous nous arrêtons dans le premier village et mangeons sur le bord de la route (on adore) et parcourrons les derniers kilomètres avant d’exploser un pneu qui a malheureusement été percuté par un des nombreux trous de la route… coup de bol, il y avait une roue de secours !  Ensuite, ayant tellement trouvé chouette de visiter un phare, nous avons récidivé avec le phare de Port Antonio que nous avons à nouveau pu visiter Capture 17.57.37(il n’avait que 48 marches), la gardienne étant aussi bien agréable.  On pourra de cette manière apporter de nouvelles photos de phares à Nadine !Capture 17.56.16Un superbe proverbe propre à Port Antonio nous a été raconté. On pourrait le transposer pour la Belgique. « Si vous ne voyez pas la pluie à Port Antonio, c’est que vous n’y pas les bienvenus ».  Rassurez vous, nous avons été bien salués !Capture 18.06.55La Jamaïque sera aussi l’occasion de partager avec d’autres voyageurs tels Philippe Poupon et sa famille qui mouillera à côté de nous mais surtout avec Capture 17.52.24Laure et Jacques, des belges (et oui, on en rencontre de temps en temps), de Villers-la-Ville qui malgré leurs soucis de bateaux étaient positifs, souriants, généreux et très chaleureux.  Ensuite, c’est en compagnie de Josette et Pierre que nous passons d’excellents moments en attendant la fenêtre météo pour notre grande nav de plus de 650 miles.

Cette aventure, vous la connaissez déjà.Capture 18.18.59

 

A huit pour deux semaines

L’arrivée en République Dominicaine fut escortée par un navire jusqu’à la marina de Casa de Campo, interdiction formelle même pour le capitaine de poser le pied à terre tant que Capture 21.48.24 les formalités d’entrée ne sont pas terminées. Nous attendons l’arrivée de 5 personnes qui montent toutes sur le bateau pour y remplir une tonne de documents et demander chacune à leur tour leur dringuelle … quelques dizaines de dollars chacune (pêche, agriculture, environnement, …)  en plus des traditionnels frais de douane,Capture 21.45.47 navigation et immigration.  On savait également qu’il était de tradition de leur donner des petits cadeaux tel que du rhum ou autre. Les enfants leur avaient préparé un délicieux gâteau qu’ils ont apprécié et rapidement terminé. Nous étions ruinés mais entrés en République Dominicaine. Notre première escale à Casa de Campo nous plonge dans le luxe, la grandeur et le Capture 21.50.44surréalisme. Il s’agit en fait d’une réserve à riches. Les propriétés toutes plus grandes les unes que les autres sont construites dans une grande zone privée parsemée de plusieurs terrains de golf. Ici tout le monCapture 21.52.16de se déplace en voiture de golf excepté les locaux qui entretiennent les jardins et les gardiens qui sont ramassés le long des routes par un bus. Ils ont même Capture 21.46.35construit Altos de Chavon, un village médiéval européen avec ses maisons, sa place, son église et son amphithéâtre. Le tout surplombant la rivière et toujours les terrains de golf. De l’autre côté de la barrière, il y a la vie dans les rues, les petits vendeurs d’avocats, de fruits et de boissons fraiches, les laveurs de pare-brise, …. C’est ici que nous accueillons le huitième « sept à vivre ». Capture 21.50.12 Thierry, notre surprise, partagera notre vie durant deux Capture 21.53.19semaines. Nous quittons cet endroit privilégié pour rejoindre Isla Catalina, ses maisons colorées et son sable blanc. Thierry se met très vite au rythme de la voile et des journées sur le bateau composées de lever sous le soleil,Capture 21.52.59 d’un peu d’étude, de jeux dans l’eau, de discussions avec les douaniers pour obtenir un « despacho » de sortie, Capture 21.54.02de soirée guitare ou discussion.  Ensuite, c’est Boca Chica et ses plages touristiques qui nous retiendra quelques jours. Et oui, à nouveau un douanier un peu pénible n’aime pas les méthodes de Laurent et son désir de naviguer de nuit. La navigation de nuit étant indispensable Capture 21.55.02pour arriver de jour au prochain mouillage.  Le premier soir, le douanier nous fournit un papier incomplet où la liste des passagers n’est pas correcte. Pas possible de partir et il est déjà 18h00, les bureaux sont fermés, ce sera pour demain. Toujours désireux de vouloir naviguer de nuit, nous profitons de la journée pour découvrir la cuisine locale, ses poulpes et poissons fris et visiter Santo Domingo, …..sa place Saint-Marc, Capture 21.21.11sa cathédrale et sa rue principale. Thierry et Laurent rentrent plus tôt pour obtenir le « despacho » durant les heures de bureau, l’obtiennent et déplacent le cata pour montrer qu’on s’en va. Deux heures plus tard, ils reviennent au mouillage pour embarquer les autres « sept à vivre » et dire au revoir à Grégal avec qui nous voyageons Capture 21.25.08depuis près de deux semaines … Pas le temps de sortir une dernière bière, le douanier est déjà là reprenant notre « despacho ». On ne partira de nouveau pas ce soir mais cela nous offrira une soirée de plus avec Carole, Laurent, Claude et Raphaël.      Le lendemain, ce n’est que vers 11h00, que nous obtiendrons le papier de sortie.  Nous serons obligés de quitter Boca Chica dans la minute, le douanier (Marina de Guerra, en charge de tout se qui se passe sur l’eau) observant sur le ponton notre départ (ben oui, ils ne sont pas équipés de bateaux et doivent demander à un pêcheur si ils souhaitent nous aborder). C’est donc au milieu de la nuit que nous entrerons dans la baie de Salinas. La nav fut longue, de plus le vent n’était pas vraiment avec nous. Mais grâce à cela, Thierry a découvert la nage sous le bateau en pleine mer des Caraïbes. Capture 21.56.16Mais attention quand le vent reprend et que le bateau  accélère.  il faut se cramponner et Guilhem y a presque laissé son maillot. Nous poursuivons avec un léger vent arrière qui nous permet d’installer le spi jusqu’à la tombée de la nuit.  Au réveil, nous découvrons une immense baie toute calme (excepté la nuit où les bars font hurler leur musique jusqu’à minuit) encerclée par des collines. Nous nous lançons dans une expédition pour un bon ravitaillement jusqu’à la ville la plus proche en empruntant  les bus locaux, tous équipés de Wi-Fi. Ici, le bus est aussi livreur de plat chaud, il s’arrête une fois pour prendre des passagers, une fois pour distribuer l’un ou l’autre repas. Capture 21.30.27 Salinas porte bien son nom, nous visitons au coucher du soleil son exploitation de sel fermée depuis quelques mois seulement. Magnifique Capture 21.31.20décor au milieu des bassins reliés en être eux par des allées de rail et de chariots. On a aussi eu notre bataille de boules de neige. C’est là aussi que nous achetons dans le fond d’un abri au milieu des petites ruelles qui dessinent le village des langoustes pour le repas du lendemain. C’est ensuite vers l’Isla Beata que les vents nous emmèneront. Isla Beata, une petite ile abritant jadisCapture 21.35.17 une prison (comme de nombreuses petites iles) et habitée aujourd’hui par quelques familles de pêcheurs. Ils sont en train de griller Capture 21.36.27des étoiles de mer pour les mettre dans leurs casiers pour attirer les poissons.   Ici, les douaniers sont beaucoup plus sympas et viennent boire un verre et discuter un peu sur le cata. Heureusement que Thierry est là car en RD on ne parle plus que l’espagnol. Capture 21.37.16De là nous rejoignons lCapture 21.48.25’immense plage de la Bahia de las Aguilas. La mer est magnifique Capture 21.41.52et ses couleurs magiques.  C’est ici qu’Aymeric s’entraine à marcher sur l’eau.  Du haut du mirador nous observons d’un côté les falaises et de l’autre la mer qui nous emmènera jusqu’à Haïti. En effet, la RD et Haïti se partagent le même ile d’Hispagnola. Haïti, pays qui fait peur à de nombreux voyageurs au niveau sécurité et état sanitaire.  Seule l’ile à vache est une escale recommandée pour les voyageurs. Au lever du jour, caCapture 21.04.28r comme d’habitude nous y arrivons de nuit, nous sommes rejoints par les locaux sur leur barquette nous proposant à tour de rôle divers services.  Nous essayons de prendre le temps de les écouter tous, chouettes rencontres!  Les deux jeunes qui nous emmènent chez le médecin pour Thierry (la vie sur un bateau, ça amène son lot de petits désagréments) et nous montrent leur maison, le jeune qui doit rejoindre Les CayesCapture 21.12.14 pour aller à l’école et qui fera la traversée avec nous fier de naviguer sur un cata, le vendeur de langoustes heureux de nous montrer sa maison et ses enfants, le boulanger qui nous fera visiter toute son installation, les enfants qui nous emmèneront sur les sentiers de l’ile pour rejoindre le lieu dit de Capture 21.07.35Madame Bernard mais qui se transformera en traversée de marécages dans lesquels nous nous enfoncerons jusqu’aux genoux pour rejoindre les plages de la côte d’en face, Capture 21.08.52les enfants qui joueront un match de foot avec Augustin, Guilhem et Aymeric, le président de l’association des pêcheurs de l’ile à vache qui a des idées mais très peu de moyen pour aider ses voisins. Capture 21.12.58Et puis il y a Doudou et sa femme Vilna  qui nous recevront chez eux pour un excellent repas. Tous les enfants joueront ensemble Capture 21.32.34bisà la marelle tandis que leur fille ainée Sanise explique à Béné comment préparer du poulpe. Il y a aussi ce pêcheur fâché car on lui a cassé son filet qu’il tirait à travers la baie et au dessus duquel nous sommes passés à deux reprises. Haïti c’est aussi ces magnifiques barques creusées dans un tronc d’arbre ou ces petits bateaux à voile carrée confectionnée et rafistolée à partir de petits morceaux de voile. Capture 21.29.21Haïti c’est aussi la ville des Cayes, avec son magasin « Digicel » bien gardé par un Capture 21.27.10homme armé mais qui n’a même pas le change sur un billet de 1000 Gourdes qui font moins de 20 €. Comme il est écrit dans certains livres pour voyageurs : « Haïti soit vous l’aimez soit vous la détestez ». Et bien nous, on a adoré … peut être à cause son ambiance un peu africaine ….

Capture 21.11.26Nous espérons que vos vacances de Carnaval furent excellentes !

La déprime …

Quel cadeau nous avons eu pour Noël.  On a passé deux semaines vraiment extras avec de trop chouettes copains prêts à tout pour nous rejoindre.  On s’était habitué à tout ce monde sur le bateau. Même comme des sardines danCapture 19.14.06s leur boîte, on était trop bien. Cela nous a fait un bien fou de partager quelques jours avec vous.  Encore mille merci.  Mais quel vide vous avez laissé en partant, on se sentait tout à coup bien seul.  Le 31 décembre, nous mouillons dans la baie la plus sinistre qu’on aie vue jusqu’à présent.  JusteCapture 13.49.17 quelques épaves de bateau comme voisins pour fêter cette nouvelle année qui arrive ! Hubert essayera même d’en tirer les pièces encore utilisables.  Pas de chance, il a juste réussi à casser un tournevis.  Consolation, à minuit, nous avons eu la chance de contempler les feux d’artifices Capture 13.48.34tirés à partir de la terre et ainsi entrer dans la nouvelle année.  Les premiers jours nous ont semblé bien tristes, il a fallu se remettre dans le mode « Sept à Vivre » et reprendre notre itinéraire.  Un dilemme se présente : deux routes sont possible pour rejoindre Panama, point de passage obligé pour le Pacifique. Première option : continuer notre route par le nord et continuer à faire le tour de la mer des Caraïbes dans le sens anti-horlogique  pour rejoindre directement Panama au départ de la Jamaïque ou traverser celle-ci et rejoindre les ABC, les iles hollandaises de Aruba, Bonaire et Curacao avec un passage réputé très très dur en Janvier: le Cabo de la Vela, au large de la Colombie avec des vagues qui peuvent atteindre 10 mètres et des vents de 50 noeuds.  Pesant le pour et le contre de chaque possibilité et surtout notre non décision, nous obterons pour la route du nord. Nous progressons donc par la côte sud de Puerto Rico. Ici, il n’y a plus de belles plages ni de zones touristiques. Capture 13.51.40C’est à chaque fois, en solitaire que nous mouillons. Mais les endroits n’en sont pas moins intéressants. Une nuit au milieu d’un labyrinthe de palétuviers, arbres de la mangrove et zone préférée des lamantins. Bon, Capture 13.55.11nous n’en verrons pas. Ensuite nous nous arrêtons dans une baie tellement calme que l’eau ressemble à un miroir.  Tellement peu de mouvements  que Laurent n’arrive même plus à dormir.  Capture 13.52.38La balade dans le village nous replongera dCapture 13.53.43ans l’ambiance de Noël et même du tour des crèches de Nil. Ici, aussi, les gens installent des crèches et les rois mages devant leur maison. Capture 13.56.55 Juste avant la ville de Ponce, nous irons nous promener jusqu’au phare de l’Isla Caja de Capture 14.05.16Muertos, non donné car la forme de lCapture 14.04.21’ile ressemble à un tombeau. Toute la cote sud de l’ile est une réserve naturelle pour la reproduction des tortues. Et puis, il y a Capture 14.07.53Ponce, et sa célèbre caserne des pompiers. Nous sommes le jour de l’épiphanie, jour férié, ce qui fait que tout est de nouveau fermé. C’est malCapture 14.07.28gré tout courageusement que nous marcherons jusqu’au centre ville pour en admirer sa jolie place. Le lendemain, après avoir fait le plein de diesel, d’essence et d’eau, nos ennuis commencent. Un douanier (ils font partie des copains de Laurent depuis l’Afrique … ) sans doute un peu zelé et un peu au chômage par manque deCapture 14.08.29 bateaux dans la région, nous demande nos papiers.  Pas de chance pour nous, notre permis de naviguer dans les eaux américaines (que nous avait laissé les anciens propriétaires)Capture 14.06.24 est périmé depuis minuit. Il emporte les papiers du bateau et les passeports et nous oblige à passer dans ses bureaux. Après contrôle des nos papiers dans les moindres détails et de très longues discussions, Laurent finit par payer  des frais annoncés au départ à 19 US$ (lorsque le douanier a pris nos papiers) et qui se termineront  finalement à 56US$ … on ne sait trop bien pourquoi.  On avait lu que les douaniers àCapture 14.19.32 Ponce n’étaient pas cool, c’est effectivement le cas !  Le temps de tout préparer pour se mettre en route, un bateau, un monocoque au pavillon français s’approche de nous, de plus il y a un garçon sur le pont. On fait connaissance, il s’agit de Grégal, des amis de Speedy que nous avions juste aperçu à Tobago Cays. Ils naviguent en direction de la République dominicaine et nous aussi. Quelle chance, à nouveau, des copains , tant  pour les parents que pour les enfants. Très vite on se met d’accord sur le programme et c’est ensemble que nous remettons en Capture 14.15.45route. Nous passerons par une jolie petite plage à hauteur de Guanica, une sorte de piscine d’eau transparente dans la mangrove, par le village de La Parguera où les maisons colorés sont construites sur pilotis. Capture 14.17.04Et puis, à nouveau la douane.  Trois hommes en uniforme, au regard froid montent sur le bateau. Le premier enlevant ses lunettes de soleil nous dit d’un ton grave « Do you remember me  ? » Et comment, c’est le douanier de Ponce. (NDLR : Désolés, Béné n’a pas osé le prendre en photo).  Il n’est pas vraiment pas content et d’assez mauvaise humeur.  Ben oui, on avait changé de zone territoriale et on devait prévenir la douane de la nouvelle zone par téléphone … ce qui est compliqué sans téléphone …   Nous ne sommes pas en ordre (on avait passé la limite de zone de quelques miles … et comme il est facile de nous tracer via notre AIS, il savait où nous étions … Capture 14.17.42  A nouveau, il reprend nos papiers, passeports et nous oblige à nous rendre dans les bureaux de la douane à Mayagues (soit à 5 heures de navigation).  Seul inconvénient, il n’est pas conseillé d’aller à Mayagues en bateau mais plutôt de s’arrêter à Boqueron et de poursuivre en taxi.  Vite pas une minute à perdre, nous sommes vendredi midi, si nous n’arrivons pas dans les bureaux avant 17H30, nous serons foutus pour tout le week-end.  Sans nos papiers, c’est un peu comme si nous étions tout nus et plus question d’aller à terre. C’est même pas encore ancré dans la baie de Boqueron que Laurent saute dans l’annexe pour rejoindre au plus vite les bureaux de la douane.   Le douanier de service a reçu l’ordre de nous faire payer cette fois 78 US$ alors que le douanier zèlé de Ponce nous avait dit qu’on devrait repayer 56 US$ comme la dernière fois.  ça ne plait vraiment pas à Laurent qui en a marre de ces règles à la tête du client alors il demande le chef du chef du chef.  Au bout de 1h de discussion par téléphone, il obtient enfin un nouveau permis de naviguer valable un an (pour 19$ alors que le douanier de Ponce lui avait refusé, nous forçant à payer à chaque mouvement du bateau) dans les eaux américaines et des papiers en ordre.  On sait ps si vous arrivez à suivre … mais ce fut réellement chaud.  Même le chauffeur de taxi a eu peur pour lui. Capture 14.20.49Boqueron, ville à nouveau touristique nous offre une soirée à terre à gouter les spécialités locales, le poulpe, les brochettes de requins et les empanadillas  pour tous les gouts, le tout au rythme de la musique latino.  C’est toujours accompagné de Grégal que nous avançons, prochaine étape la République Dominicaine. Capture 14.23.09 En chemin, on espère faire une pause sur l’isla Mona située entre les deux pays au milieu du fameux passage de Mona, craint par les navigateurs… On dit que cette ile est la Galapagos de Puerto Rico.  La météo en décidera autrement, Capture 14.24.07la houle est si forte qu’il est impossible de rester au mouillage. Seul, Hubert un peu (très) têtu comme son père insistera pour rejoindre la plage en annexe.  L’ile est vraiment très jolieCapture 14.23.19, des falaises, des plages de sables blancs, et une eau d’un bleu encore jamais vu jusqu’ici.  Seul point négatif dans la navigation, nous perdons le concours de pêche lancé par Grégal au début de chaque navigation.  Nous arriverons finalement à 1h du matin en République Dominicaine après un chouette navigation qui nous aura fait subir des vents de 30 nœuds.  Gràce au vent et quelques surfs sur les vagues nous avançons régulièrement au delà des 10 nœuds.  Une surprise s’annonce en République Dominicaine, ….

En direct, Au milieu de nul part

Dernier update 05 février à 14:00 locale ci-bas – 10 SMS Iridium reçus !

Dimanche midi, 1er février, après avoir pris et analysé la météo, fait encore quelques courses, du pain, fruits et légumes, du jus d’orange, après avoir testé le téléphone satellite et comment recevoir un fichier météo au milieu de l’océan, après avoir salué Josette et Pierre, nous quittons le ponton de la marina Eroll Flynn de Port Antonio en Jamaïque. Direction Panama en direct. La route nous indique plus de 650 miles et entre quatre et six jours de navigation, soit notre plus grande traversée. Les sept à vivre sont prêts. Seule Béné est très inquiète comme d’hab. À peine sortis de la baie, nous entrons dans une mer agitée et des vents à 25 nds. Les vagues se cassent sur les rochers devant le phare et forment des montée d’écumes presque aussi hautes que le phare de 48 marches que nous avions visité la veille. Nous longeons la cote. Certains ressentent quelques effets du mal de mer, maux de tête, de ventre, … Mais nous restons confiants, cela devrait se calmer une fois au sud de la Jamaïque.

À hauteur du phare de Morant Point (côte est de la Jamaïque), à hauteur du phare que nous avions visité l’avant veille, et qui fait lui 128 marches, la mer se calme un peu. Laurent en profite pour regarder les voiles, et là gros problème, le coulisseau de la GV est cassé. Après analyse rapide de la situation, nous décidons de changer notre route et de nous abriter à Port Morant. Il est 19h30 quand nous mouillons. Nous sommes le seul bateau dans toute la baie. Sur la rive, une maison éclairée, peut être la marina renseignée sur la carte. Laurent s’apprête a y aller en annexe quand nous sommes surpris par un bateau voulant s’amarrer au notre. Trois hommes armés montent sur le bateau. Ils font partie de la police de la marine et viennent remplir les documents. Très sympas, ils nous proposeront leur aide le lendemain matin. Laurent part à 8h00 pour Kingston espérant y trouver une pièce de rechange. Vers 17h30, il reviendra avec non pas un nouveau coulisseau mais avec la piece soudée, limée et réparée. Le bateau est à nouveau en ordre, nous repartons pour notre grande traversée vers 19h30. Nous nous répartissons les quarts. La première nuit sera très mauvaise, une mer agitée, de grosses vagues qui viennent taper sur les coques du bateau. Certaines passent même au dessus du trampoline pour atterir sur les fenêtres du carré. Le vent est fort, en moyenne 25 nds. Mais surtout nous traversons deux grains durant lesquels le vent monte a 37 nds et la pluie rince tout le cata. Pour les quarts, nous avons l’habitude de descendre la table du carré et de la transformer en lit pour le capitaine et ceux qui font les quarts. Nous la laisserons ainsi toute la journée du mardi. En effet, il n’y a que couché que nous nous sentons mieux, que les maux de tête ou de ventre s’atténuent.

Au bout de 24h de navigation, nous avons déjà fait 150mn. Pour rester optimiste, il ne nous en reste plus que 450 soit encore 3 fois ce qu’on vient de vivre. On se réorganise pour les quarts, heureusement pour nous le temps devient plus constant, pas de grain, seul le vent et les vagues pour lesquels on s’habitue lentement. Les mouvements du bateau avec son balancement de droite à gauche de l’avant vers l’arrière sans ordre et sans régularité et toujours ces vagues qui se heurtent au bateau faisant soulever la table du carre et tomber les livres sur l’étagère. La journée de mercredi se passe encore un peu mieux, le vent e, est maintenant tombé à 20 nds en moyenne et nous avons même assisté à un balai de dauphins dans les grandes vagues ( pas possible de les photographier, cela bouge de trop).

Nous venons de passer les 310 mn et la moitié, en distance, de notre traversée. Voici donc les newsletter toutes fraîches du milieu de la mer des caraïbes. Si vous voulez nous encourager, vous pouvez nous envoyer un SMS gratuitement via le site Iridium. Notre numéro : +881632527533

 

une bouteille à la mer

05 février à 14:00 locale, 20:00 Bruxelles – 10 SMS Iridium reçus – continuez ! 

DTR Miles restants : 180 Miles
SOG 7.8 nœuds (vitesse réelle)
CSP 6.7 nœuds (vitesse par rapport  la mer)le courant nous pousse !
AWA Vent  130° sur bâbord (apparent)
Vent réel : 15 nœuds
AWS Vent apparent :  8 nœuds
Météo 4/5 soit très favorable
Moral des troupes : 4/5 , les plus grosses difficultés sont derrière nous ! Enfin, on l’espère…

Bonjour tout le monde, suite des newsletter du milieu de la mer des caraïbes.  Après deux nuits très agitées, la troisième fut plus paisible, nous nous rapprochons de Panama (Bocca del Torro), il nous reste 180 miles, soit un peu moins de deux jours.  Merci pour vos messages reçus sur notre iridium, ça nous fait super plaisir !

Le moral est très bon et la météo plus clémente : de 25 nœuds de vent annoncés, nous passons  15 nœuds.  Les vagues passent de 4 mètres à  un peu plus de 2 mètres … Plus trop de mal de mer  bord, reste le capitaine qui n’est pas toujours dans son assiette 🙂
Les enfants recommencent à cuire des gâteaux et même Béné pense qu’on va y arriver.  Nous naviguons pour le moment avec toute la GV et sous Spi.  C’est magique !

Voici nos coordonnées GPS : 11°47’345 N.  80°28’321 W.
DPT : 3500 m de profondeur.