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Joyeuse entrée en Namibie

Après les Chutes Victoria, nous sommes partis tout droit vers la Namibie.  Ici, tout change, nous ne nous sentons plus vraiment en Afrique.  Dès l’entrée dans le pays on trouve des panneaux limitant la vitesse à 120km/h … on va pouvoir enfin remonter notre moyenne horaire, qui est toujours sous les 40 km/h depuis Addis Abbeba.  Les signaux de danger annoncent eux, des éléphants ou des phacochères !

On y trouve des ATM (les murs qui distribuent de l’argent quand on n’en a plus …) dans tous les commerces.  Ici, tout est bilingue : Anglais /  Néerlandais (ou en tout cas un de ses nombreux dialectes) … on se rapproche de la maison !  Les commerces, comme chez vous … on y trouve de tout et surtout du Biltong, spécialité régionale, qui est aux Sud Africains (et Namibiens) ce que le saucisson est aux Français !  En fait c’est très bon !

Ici, on trouve des routes, sans le moindre trafic, en super état (2 millions d’habitants pour 800 000 km², soit 130 fois moins dense que notre plat pays) ou des pistes en dolomie, qui sont comme les routes sauf que dans notre rétro, on voit une fumée blanche qui nous suit inlassablement.  Rien à voir avec les pistes évoquées dans nos articles précédents.  Ces routes, parfaitement rectilignes, bordées de clôtures des deux côtés, n’en finissent pas.  Le paysage change un peu, le sol devenant plus sablonneux.  Les températures sont, à cette saison (nous sommes tout de même en plein milieu de l’hiver), chaudes la journée (25°) et très froides la nuit (proches de 0°).  Sur les bords des routes, on voit tous les 10km des parkings aménagés avec table, bancs, poubelles … et personne !  Ces parkings nous serviront de lieu de bivouac pour les premières nuits en Namibie.  Nous avons parcouru tout le Caprivi Strip, couloir négocié à l’époque par les Allemands pour relier la Namibie à la Zambie et au Zimbabwe, en trois jours.  Ceci nous aura permi de rejoindre les Pupa falls, chutes marquant le début du delta de l’Okavango, le seul fleuve qui se jette dans … le désert du Kalahari !  Il s’évapore avant d’atteindre l’océan.

Les campings adoptent un confort à l’occidentale, l’eau est partout potable … mais toujours pas de machine à laver.  Notre première ville dans le pays : Grootfontein (annoncée depuis des centaines de km) est aussi grosse que notre village de Nil !  Comme si à Paris, on annonçait « Nil St Vincent, 312 km » !

Nous y passerons la première nuit en camping. Des amis allemands nous avaient renseigné l’adresse pour y acheter de la viande de Zèbre, Girafe, Gnou, Oryx, ….

En arrivant, ils nous parlent de Daniel et Catherine, d’autres voyageurs qu’ils connaissent bien … et que nous connaissons également : « La vie est Belle« . Que le monde est petit !  Merci à Conni et Peter pour leur accueil !

 

Grootfontein est également l’endroit où la plus grosse météorite connue (Hoba) a atteri sur terre il y a plusieurs dizaines de milliers d’années.  Pas loin de 50 T pour ce petit caillou composé de fer et nickel.

Voilà pour un début très calme en Namibie.

P.S 1.Un très heureux Anniversaire à Anne-Charlotte et Virginie.

P.S 2. Nous vendons, louons notre camion 4×4 aménagé, disponible à partir de fin juin.