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A huit pour deux semaines

L’arrivée en République Dominicaine fut escortée par un navire jusqu’à la marina de Casa de Campo, interdiction formelle même pour le capitaine de poser le pied à terre tant que Capture 21.48.24 les formalités d’entrée ne sont pas terminées. Nous attendons l’arrivée de 5 personnes qui montent toutes sur le bateau pour y remplir une tonne de documents et demander chacune à leur tour leur dringuelle … quelques dizaines de dollars chacune (pêche, agriculture, environnement, …)  en plus des traditionnels frais de douane,Capture 21.45.47 navigation et immigration.  On savait également qu’il était de tradition de leur donner des petits cadeaux tel que du rhum ou autre. Les enfants leur avaient préparé un délicieux gâteau qu’ils ont apprécié et rapidement terminé. Nous étions ruinés mais entrés en République Dominicaine. Notre première escale à Casa de Campo nous plonge dans le luxe, la grandeur et le Capture 21.50.44surréalisme. Il s’agit en fait d’une réserve à riches. Les propriétés toutes plus grandes les unes que les autres sont construites dans une grande zone privée parsemée de plusieurs terrains de golf. Ici tout le monCapture 21.52.16de se déplace en voiture de golf excepté les locaux qui entretiennent les jardins et les gardiens qui sont ramassés le long des routes par un bus. Ils ont même Capture 21.46.35construit Altos de Chavon, un village médiéval européen avec ses maisons, sa place, son église et son amphithéâtre. Le tout surplombant la rivière et toujours les terrains de golf. De l’autre côté de la barrière, il y a la vie dans les rues, les petits vendeurs d’avocats, de fruits et de boissons fraiches, les laveurs de pare-brise, …. C’est ici que nous accueillons le huitième « sept à vivre ». Capture 21.50.12 Thierry, notre surprise, partagera notre vie durant deux Capture 21.53.19semaines. Nous quittons cet endroit privilégié pour rejoindre Isla Catalina, ses maisons colorées et son sable blanc. Thierry se met très vite au rythme de la voile et des journées sur le bateau composées de lever sous le soleil,Capture 21.52.59 d’un peu d’étude, de jeux dans l’eau, de discussions avec les douaniers pour obtenir un « despacho » de sortie, Capture 21.54.02de soirée guitare ou discussion.  Ensuite, c’est Boca Chica et ses plages touristiques qui nous retiendra quelques jours. Et oui, à nouveau un douanier un peu pénible n’aime pas les méthodes de Laurent et son désir de naviguer de nuit. La navigation de nuit étant indispensable Capture 21.55.02pour arriver de jour au prochain mouillage.  Le premier soir, le douanier nous fournit un papier incomplet où la liste des passagers n’est pas correcte. Pas possible de partir et il est déjà 18h00, les bureaux sont fermés, ce sera pour demain. Toujours désireux de vouloir naviguer de nuit, nous profitons de la journée pour découvrir la cuisine locale, ses poulpes et poissons fris et visiter Santo Domingo, …..sa place Saint-Marc, Capture 21.21.11sa cathédrale et sa rue principale. Thierry et Laurent rentrent plus tôt pour obtenir le « despacho » durant les heures de bureau, l’obtiennent et déplacent le cata pour montrer qu’on s’en va. Deux heures plus tard, ils reviennent au mouillage pour embarquer les autres « sept à vivre » et dire au revoir à Grégal avec qui nous voyageons Capture 21.25.08depuis près de deux semaines … Pas le temps de sortir une dernière bière, le douanier est déjà là reprenant notre « despacho ». On ne partira de nouveau pas ce soir mais cela nous offrira une soirée de plus avec Carole, Laurent, Claude et Raphaël.      Le lendemain, ce n’est que vers 11h00, que nous obtiendrons le papier de sortie.  Nous serons obligés de quitter Boca Chica dans la minute, le douanier (Marina de Guerra, en charge de tout se qui se passe sur l’eau) observant sur le ponton notre départ (ben oui, ils ne sont pas équipés de bateaux et doivent demander à un pêcheur si ils souhaitent nous aborder). C’est donc au milieu de la nuit que nous entrerons dans la baie de Salinas. La nav fut longue, de plus le vent n’était pas vraiment avec nous. Mais grâce à cela, Thierry a découvert la nage sous le bateau en pleine mer des Caraïbes. Capture 21.56.16Mais attention quand le vent reprend et que le bateau  accélère.  il faut se cramponner et Guilhem y a presque laissé son maillot. Nous poursuivons avec un léger vent arrière qui nous permet d’installer le spi jusqu’à la tombée de la nuit.  Au réveil, nous découvrons une immense baie toute calme (excepté la nuit où les bars font hurler leur musique jusqu’à minuit) encerclée par des collines. Nous nous lançons dans une expédition pour un bon ravitaillement jusqu’à la ville la plus proche en empruntant  les bus locaux, tous équipés de Wi-Fi. Ici, le bus est aussi livreur de plat chaud, il s’arrête une fois pour prendre des passagers, une fois pour distribuer l’un ou l’autre repas. Capture 21.30.27 Salinas porte bien son nom, nous visitons au coucher du soleil son exploitation de sel fermée depuis quelques mois seulement. Magnifique Capture 21.31.20décor au milieu des bassins reliés en être eux par des allées de rail et de chariots. On a aussi eu notre bataille de boules de neige. C’est là aussi que nous achetons dans le fond d’un abri au milieu des petites ruelles qui dessinent le village des langoustes pour le repas du lendemain. C’est ensuite vers l’Isla Beata que les vents nous emmèneront. Isla Beata, une petite ile abritant jadisCapture 21.35.17 une prison (comme de nombreuses petites iles) et habitée aujourd’hui par quelques familles de pêcheurs. Ils sont en train de griller Capture 21.36.27des étoiles de mer pour les mettre dans leurs casiers pour attirer les poissons.   Ici, les douaniers sont beaucoup plus sympas et viennent boire un verre et discuter un peu sur le cata. Heureusement que Thierry est là car en RD on ne parle plus que l’espagnol. Capture 21.37.16De là nous rejoignons lCapture 21.48.25’immense plage de la Bahia de las Aguilas. La mer est magnifique Capture 21.41.52et ses couleurs magiques.  C’est ici qu’Aymeric s’entraine à marcher sur l’eau.  Du haut du mirador nous observons d’un côté les falaises et de l’autre la mer qui nous emmènera jusqu’à Haïti. En effet, la RD et Haïti se partagent le même ile d’Hispagnola. Haïti, pays qui fait peur à de nombreux voyageurs au niveau sécurité et état sanitaire.  Seule l’ile à vache est une escale recommandée pour les voyageurs. Au lever du jour, caCapture 21.04.28r comme d’habitude nous y arrivons de nuit, nous sommes rejoints par les locaux sur leur barquette nous proposant à tour de rôle divers services.  Nous essayons de prendre le temps de les écouter tous, chouettes rencontres!  Les deux jeunes qui nous emmènent chez le médecin pour Thierry (la vie sur un bateau, ça amène son lot de petits désagréments) et nous montrent leur maison, le jeune qui doit rejoindre Les CayesCapture 21.12.14 pour aller à l’école et qui fera la traversée avec nous fier de naviguer sur un cata, le vendeur de langoustes heureux de nous montrer sa maison et ses enfants, le boulanger qui nous fera visiter toute son installation, les enfants qui nous emmèneront sur les sentiers de l’ile pour rejoindre le lieu dit de Capture 21.07.35Madame Bernard mais qui se transformera en traversée de marécages dans lesquels nous nous enfoncerons jusqu’aux genoux pour rejoindre les plages de la côte d’en face, Capture 21.08.52les enfants qui joueront un match de foot avec Augustin, Guilhem et Aymeric, le président de l’association des pêcheurs de l’ile à vache qui a des idées mais très peu de moyen pour aider ses voisins. Capture 21.12.58Et puis il y a Doudou et sa femme Vilna  qui nous recevront chez eux pour un excellent repas. Tous les enfants joueront ensemble Capture 21.32.34bisà la marelle tandis que leur fille ainée Sanise explique à Béné comment préparer du poulpe. Il y a aussi ce pêcheur fâché car on lui a cassé son filet qu’il tirait à travers la baie et au dessus duquel nous sommes passés à deux reprises. Haïti c’est aussi ces magnifiques barques creusées dans un tronc d’arbre ou ces petits bateaux à voile carrée confectionnée et rafistolée à partir de petits morceaux de voile. Capture 21.29.21Haïti c’est aussi la ville des Cayes, avec son magasin « Digicel » bien gardé par un Capture 21.27.10homme armé mais qui n’a même pas le change sur un billet de 1000 Gourdes qui font moins de 20 €. Comme il est écrit dans certains livres pour voyageurs : « Haïti soit vous l’aimez soit vous la détestez ». Et bien nous, on a adoré … peut être à cause son ambiance un peu africaine ….

Capture 21.11.26Nous espérons que vos vacances de Carnaval furent excellentes !