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Essai des touristes apprentis voyageurs

Nous n’avions rien à vous dire, plutôt tout à vous taire mais bon, vous semblez insister … alors voilà, toute la vérité, rien que la vérité, … sur ces quelques jours avec les septavivre (parce que oui, ils ne s’appellent plus les Claes mais THE Septavivre.be : don’t you know this fabulous website with over one million visitors per day ???)

Voir Zanzibar et puis mourir … Zanzibar, un monde à part, tout en beauté, chaleur, couleurs, saveurs, confinant au sublime l’aspect insulaire de l’Afrique équatoriale et multi culturelle.

Mais Stone Town s’éloigne déjà… A vive allure, un bateau express nous mène vers de nouvelles aventures, de nouvelles découvertes … Philippe dit qu’il fait vraiment trop chaud, qu’il a mal aux pieds et qu’il est temps de prendre un bon apéro ! Des bouteilles apparaissent, se multiplient, se vident, se partagent entre les voyageurs Septavivre (enfin, Laurent), les Chamacos, les p’tits Suisses (Franzi et Gery, wirklich nett und freundlich, Ohne AWEX Praktikum ;-)), Philippe (qui, à la huitième bouteille, n’a plus mal aux pieds), enfin … autant de spectateurs pour un match de volley endiablé, mené avec un dynamisme et une créativité incroyables par des joueurs locaux (le volley ne serait pas vraiment amusant en se limitant aux manchettes et passes hautes, il faut donc y ajouter toutes les parties du corps (mmh, mmh) capables de frapper la balle … et une fameuse dose de fair play et de convivialité.  Voilà que nos enfants se retrouvent à jouer avec ces athlètes locaux… captivant ! Pendant ces agapes vineuses et sportives, Nadine et Charlotte savourent le coucher de soleil sur l’océan indien, spectacle inlassable et Bénédicte travaille ! Eh oui, il faut bien que quelqu’un alimente ce fabulous website !

Le lendemain matin, Béné nous lance un premier défi : chasser la souris ! Eh oui, ce petit mais effrayant gibier avait décidé de prendre ses quartiers dans le camion, grignoté des biscuits, impacté des vêtements … heureusement pas touché aux bouteilles ! Nous vidons donc le camion et, après ce branle-bas de combat général digne d’une fouille en règle aux douanes, nous estimons que nous avions bien mérité un p’tit apéro … et décidons de vider les bouteilles épargnées par la souris.

Le lendemain, 5h08 : Salaaaaa ! aïe aïe aïe … appel du Muezzin, Philippe a mal aux cheveux et … aux pieds.  6h : cap sur Mikumi, eh oui, Dar es Salaam a aussi son carrefour Leonard à éviter en partant tôt…. Cinq pleins de diesel, une crevaison, deux réparations de pneus et 280 km plus tard, nous arrivons à la tombée du jour aux portes de Mikumi, le quatrième plus grand parc de Tanzanie, présenté comme le petit Serengeti du sud (enfin, tout cela vous le savez, Patrick vous l’a déjà expliqué).

Après une nuit sous la pluie au Swiss camp, vraiment tenu par un Suisse allemand, nous pensons nous mettre en route, ne nous doutant pas que la pluie avait sensiblement fragilisé le chemin du camping… Ah, Ah, …  Après à peine 30m, voilà le camion embourbé jusqu’aux moyeux, penchant et glissant …Même le flegme et la confiance imperturbables de Laurent commencent à être menacés : « Là, on est mal, et je ne vois pas la solution… Là, on est mal, et je ne vois pas la solution… Là, on est mal, et je ne vois pas la solution… »  Glourps, je prendrai bien un p’tit fendant moi …  Heureusement, les employés du Swiss camp ont fait preuve de créativité et de courage pour nous sortir de là, à force de coups de pelle et de rondins disposés sous le camion pour le sortir des ornières mètre par mètre. Une fois tirés d’affaire, on décide de se la jouer « prudente » (enfin, nous faisons pression sur Laurent car nous ne sommes que de pôvres touristes et pas d’invincibles voyageurs), et on engage un guide et sa Land Rover panoramique pour la visite du parc, d’autant que, malgré les essais de Laurent auprès du n°2 des parcs nationaux, pas moyen de faire baisser le prix d’accès du camion: 300$ par jour, contre 30$ pour une voiture… Nous voilà ENFIN dans « Le Roi Lion » : impalas, buffles, hippos, chacals, marabouts, lionnes, lionceau, … « Chuuuuuut SILENCE, Simba watakula yetu ! (ndlr : les lions vont nous bouffer) » … Petit stress, le guide est terrorisé car devant ce spectacle (fabulous) les plus petits ne contiennent pas leur joie ! Nous avons à peine le temps de respirer que rebelote (au fait, c’est quand l’apéro ? parce que j’ai pas mal aux pieds mais je commence à avoir mal au cœur), c’est au vieux mâle éléphant solitaire à qui l’on a dit non la veille, que nous avons affaire … Le voilà qui bat des oreilles (toujours très très très grandes en Afrique), gratouille le sol, range sa trompe (Enooorme aussi), dresse ses défenses et … nous charge ! Heureusement, le guépard est resté caché ! Sortis tous les onze bien vivants du parc, nous avons fêté cela autour de quelques bouteilles 😉 avant de prendre la route pour Udzungwa, présenté comme les Galapagos d’Afrique : 500 mètres de dénivelé qui nécessitent pour Philippe de présenter ses douloureux pieds au médecin local.  Une extraction d’épine d’oursin plus tard, nous voici au cœur d’une véritable forêt équatoriale luxuriante.  Les tee-shirts trempés, nous pouvons alors admirer des chutes de 170m de haut se déversant face à une immense plaine de cultures de maïs !

Ce pays est magnifique mais un avion nous attend.  Il faut entamer le retour vers Dar ! Tout en roulant, on épluche les guides, à la recherche d’un bon resto, histoire de terminer ce voyage en beauté : Mediterraneo semble tentant, nous y voilà, vers 21h, pour y savourer une cuisine italienne digne des meilleures tables! Apres une petite cau-cause, Laurent nous révèle qu’une chambre est encore disponible : trop tentant, on y reste pour la nuit, n’ayant plus le courage de retraverser Dar à minuit ! Pas de souci : cet hôtel-restaurant est superbe !

Vue sur l’océan, jardins privatifs soignés, pizzas come a casa, piscine juste parfaite, transats moelleux comme des marshmallows (Nadine y a piqué un petit somme tranquille, bercée par le ressac de l’océan, à l’ombre de la barza…). Le temps avance, le départ aussi, après quelques heures à profiter de cet hôtel et de ses trésors, encore un petit tour rapide dans le quartier des artisans, récolter quelques souvenirs, et nous voici à l’aéroport : pas trop de commentaires sur les états d’âme … Courageusement, « quand il faut y aller, il faut y aller » … Nous laissons derrière nous, sans un regard (mais le cœur serré) nos amis à la poursuite de leur épopée. Etait-ce un rêve, ou y étions-nous vraiment ? C’était un rêve, et nous y étions vraiment ! Merci à Béné, Laurent, Hubert, Augustin, Guilhem, Isaline, Aymeric pour ces deux semaines de partage et d’aventures.

Durant 14 jours, nous avons partagé la vie (et les apéros) des septavivre.be (the fabulous, incredible website), nous avons compris la différence essentielle entre voyageurs et … touristes!

La Tanzanie, l’Afrique est magnifique ! Les rencontres humaines y sont belles, simples, … ce voyage nous a chamboulés … au retour, des étoiles plein les yeux pour Charlotte et Alexandre, une semaine d’hôpital pour Philippe (qui finalement avait vraiment mal aux pieds), 15 jours de sommeil pour Nadine, pour continuer à rêver !

Bon vent, chers amis ! Vous nous manquez déjà !
Charlotte, Alexandre, Philippe & Nadine