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A huit pour deux semaines

L’arrivée en République Dominicaine fut escortée par un navire jusqu’à la marina de Casa de Campo, interdiction formelle même pour le capitaine de poser le pied à terre tant que Capture 21.48.24 les formalités d’entrée ne sont pas terminées. Nous attendons l’arrivée de 5 personnes qui montent toutes sur le bateau pour y remplir une tonne de documents et demander chacune à leur tour leur dringuelle … quelques dizaines de dollars chacune (pêche, agriculture, environnement, …)  en plus des traditionnels frais de douane,Capture 21.45.47 navigation et immigration.  On savait également qu’il était de tradition de leur donner des petits cadeaux tel que du rhum ou autre. Les enfants leur avaient préparé un délicieux gâteau qu’ils ont apprécié et rapidement terminé. Nous étions ruinés mais entrés en République Dominicaine. Notre première escale à Casa de Campo nous plonge dans le luxe, la grandeur et le Capture 21.50.44surréalisme. Il s’agit en fait d’une réserve à riches. Les propriétés toutes plus grandes les unes que les autres sont construites dans une grande zone privée parsemée de plusieurs terrains de golf. Ici tout le monCapture 21.52.16de se déplace en voiture de golf excepté les locaux qui entretiennent les jardins et les gardiens qui sont ramassés le long des routes par un bus. Ils ont même Capture 21.46.35construit Altos de Chavon, un village médiéval européen avec ses maisons, sa place, son église et son amphithéâtre. Le tout surplombant la rivière et toujours les terrains de golf. De l’autre côté de la barrière, il y a la vie dans les rues, les petits vendeurs d’avocats, de fruits et de boissons fraiches, les laveurs de pare-brise, …. C’est ici que nous accueillons le huitième « sept à vivre ». Capture 21.50.12 Thierry, notre surprise, partagera notre vie durant deux Capture 21.53.19semaines. Nous quittons cet endroit privilégié pour rejoindre Isla Catalina, ses maisons colorées et son sable blanc. Thierry se met très vite au rythme de la voile et des journées sur le bateau composées de lever sous le soleil,Capture 21.52.59 d’un peu d’étude, de jeux dans l’eau, de discussions avec les douaniers pour obtenir un « despacho » de sortie, Capture 21.54.02de soirée guitare ou discussion.  Ensuite, c’est Boca Chica et ses plages touristiques qui nous retiendra quelques jours. Et oui, à nouveau un douanier un peu pénible n’aime pas les méthodes de Laurent et son désir de naviguer de nuit. La navigation de nuit étant indispensable Capture 21.55.02pour arriver de jour au prochain mouillage.  Le premier soir, le douanier nous fournit un papier incomplet où la liste des passagers n’est pas correcte. Pas possible de partir et il est déjà 18h00, les bureaux sont fermés, ce sera pour demain. Toujours désireux de vouloir naviguer de nuit, nous profitons de la journée pour découvrir la cuisine locale, ses poulpes et poissons fris et visiter Santo Domingo, …..sa place Saint-Marc, Capture 21.21.11sa cathédrale et sa rue principale. Thierry et Laurent rentrent plus tôt pour obtenir le « despacho » durant les heures de bureau, l’obtiennent et déplacent le cata pour montrer qu’on s’en va. Deux heures plus tard, ils reviennent au mouillage pour embarquer les autres « sept à vivre » et dire au revoir à Grégal avec qui nous voyageons Capture 21.25.08depuis près de deux semaines … Pas le temps de sortir une dernière bière, le douanier est déjà là reprenant notre « despacho ». On ne partira de nouveau pas ce soir mais cela nous offrira une soirée de plus avec Carole, Laurent, Claude et Raphaël.      Le lendemain, ce n’est que vers 11h00, que nous obtiendrons le papier de sortie.  Nous serons obligés de quitter Boca Chica dans la minute, le douanier (Marina de Guerra, en charge de tout se qui se passe sur l’eau) observant sur le ponton notre départ (ben oui, ils ne sont pas équipés de bateaux et doivent demander à un pêcheur si ils souhaitent nous aborder). C’est donc au milieu de la nuit que nous entrerons dans la baie de Salinas. La nav fut longue, de plus le vent n’était pas vraiment avec nous. Mais grâce à cela, Thierry a découvert la nage sous le bateau en pleine mer des Caraïbes. Capture 21.56.16Mais attention quand le vent reprend et que le bateau  accélère.  il faut se cramponner et Guilhem y a presque laissé son maillot. Nous poursuivons avec un léger vent arrière qui nous permet d’installer le spi jusqu’à la tombée de la nuit.  Au réveil, nous découvrons une immense baie toute calme (excepté la nuit où les bars font hurler leur musique jusqu’à minuit) encerclée par des collines. Nous nous lançons dans une expédition pour un bon ravitaillement jusqu’à la ville la plus proche en empruntant  les bus locaux, tous équipés de Wi-Fi. Ici, le bus est aussi livreur de plat chaud, il s’arrête une fois pour prendre des passagers, une fois pour distribuer l’un ou l’autre repas. Capture 21.30.27 Salinas porte bien son nom, nous visitons au coucher du soleil son exploitation de sel fermée depuis quelques mois seulement. Magnifique Capture 21.31.20décor au milieu des bassins reliés en être eux par des allées de rail et de chariots. On a aussi eu notre bataille de boules de neige. C’est là aussi que nous achetons dans le fond d’un abri au milieu des petites ruelles qui dessinent le village des langoustes pour le repas du lendemain. C’est ensuite vers l’Isla Beata que les vents nous emmèneront. Isla Beata, une petite ile abritant jadisCapture 21.35.17 une prison (comme de nombreuses petites iles) et habitée aujourd’hui par quelques familles de pêcheurs. Ils sont en train de griller Capture 21.36.27des étoiles de mer pour les mettre dans leurs casiers pour attirer les poissons.   Ici, les douaniers sont beaucoup plus sympas et viennent boire un verre et discuter un peu sur le cata. Heureusement que Thierry est là car en RD on ne parle plus que l’espagnol. Capture 21.37.16De là nous rejoignons lCapture 21.48.25’immense plage de la Bahia de las Aguilas. La mer est magnifique Capture 21.41.52et ses couleurs magiques.  C’est ici qu’Aymeric s’entraine à marcher sur l’eau.  Du haut du mirador nous observons d’un côté les falaises et de l’autre la mer qui nous emmènera jusqu’à Haïti. En effet, la RD et Haïti se partagent le même ile d’Hispagnola. Haïti, pays qui fait peur à de nombreux voyageurs au niveau sécurité et état sanitaire.  Seule l’ile à vache est une escale recommandée pour les voyageurs. Au lever du jour, caCapture 21.04.28r comme d’habitude nous y arrivons de nuit, nous sommes rejoints par les locaux sur leur barquette nous proposant à tour de rôle divers services.  Nous essayons de prendre le temps de les écouter tous, chouettes rencontres!  Les deux jeunes qui nous emmènent chez le médecin pour Thierry (la vie sur un bateau, ça amène son lot de petits désagréments) et nous montrent leur maison, le jeune qui doit rejoindre Les CayesCapture 21.12.14 pour aller à l’école et qui fera la traversée avec nous fier de naviguer sur un cata, le vendeur de langoustes heureux de nous montrer sa maison et ses enfants, le boulanger qui nous fera visiter toute son installation, les enfants qui nous emmèneront sur les sentiers de l’ile pour rejoindre le lieu dit de Capture 21.07.35Madame Bernard mais qui se transformera en traversée de marécages dans lesquels nous nous enfoncerons jusqu’aux genoux pour rejoindre les plages de la côte d’en face, Capture 21.08.52les enfants qui joueront un match de foot avec Augustin, Guilhem et Aymeric, le président de l’association des pêcheurs de l’ile à vache qui a des idées mais très peu de moyen pour aider ses voisins. Capture 21.12.58Et puis il y a Doudou et sa femme Vilna  qui nous recevront chez eux pour un excellent repas. Tous les enfants joueront ensemble Capture 21.32.34bisà la marelle tandis que leur fille ainée Sanise explique à Béné comment préparer du poulpe. Il y a aussi ce pêcheur fâché car on lui a cassé son filet qu’il tirait à travers la baie et au dessus duquel nous sommes passés à deux reprises. Haïti c’est aussi ces magnifiques barques creusées dans un tronc d’arbre ou ces petits bateaux à voile carrée confectionnée et rafistolée à partir de petits morceaux de voile. Capture 21.29.21Haïti c’est aussi la ville des Cayes, avec son magasin « Digicel » bien gardé par un Capture 21.27.10homme armé mais qui n’a même pas le change sur un billet de 1000 Gourdes qui font moins de 20 €. Comme il est écrit dans certains livres pour voyageurs : « Haïti soit vous l’aimez soit vous la détestez ». Et bien nous, on a adoré … peut être à cause son ambiance un peu africaine ….

Capture 21.11.26Nous espérons que vos vacances de Carnaval furent excellentes !

La déprime …

Quel cadeau nous avons eu pour Noël.  On a passé deux semaines vraiment extras avec de trop chouettes copains prêts à tout pour nous rejoindre.  On s’était habitué à tout ce monde sur le bateau. Même comme des sardines danCapture 19.14.06s leur boîte, on était trop bien. Cela nous a fait un bien fou de partager quelques jours avec vous.  Encore mille merci.  Mais quel vide vous avez laissé en partant, on se sentait tout à coup bien seul.  Le 31 décembre, nous mouillons dans la baie la plus sinistre qu’on aie vue jusqu’à présent.  JusteCapture 13.49.17 quelques épaves de bateau comme voisins pour fêter cette nouvelle année qui arrive ! Hubert essayera même d’en tirer les pièces encore utilisables.  Pas de chance, il a juste réussi à casser un tournevis.  Consolation, à minuit, nous avons eu la chance de contempler les feux d’artifices Capture 13.48.34tirés à partir de la terre et ainsi entrer dans la nouvelle année.  Les premiers jours nous ont semblé bien tristes, il a fallu se remettre dans le mode « Sept à Vivre » et reprendre notre itinéraire.  Un dilemme se présente : deux routes sont possible pour rejoindre Panama, point de passage obligé pour le Pacifique. Première option : continuer notre route par le nord et continuer à faire le tour de la mer des Caraïbes dans le sens anti-horlogique  pour rejoindre directement Panama au départ de la Jamaïque ou traverser celle-ci et rejoindre les ABC, les iles hollandaises de Aruba, Bonaire et Curacao avec un passage réputé très très dur en Janvier: le Cabo de la Vela, au large de la Colombie avec des vagues qui peuvent atteindre 10 mètres et des vents de 50 noeuds.  Pesant le pour et le contre de chaque possibilité et surtout notre non décision, nous obterons pour la route du nord. Nous progressons donc par la côte sud de Puerto Rico. Ici, il n’y a plus de belles plages ni de zones touristiques. Capture 13.51.40C’est à chaque fois, en solitaire que nous mouillons. Mais les endroits n’en sont pas moins intéressants. Une nuit au milieu d’un labyrinthe de palétuviers, arbres de la mangrove et zone préférée des lamantins. Bon, Capture 13.55.11nous n’en verrons pas. Ensuite nous nous arrêtons dans une baie tellement calme que l’eau ressemble à un miroir.  Tellement peu de mouvements  que Laurent n’arrive même plus à dormir.  Capture 13.52.38La balade dans le village nous replongera dCapture 13.53.43ans l’ambiance de Noël et même du tour des crèches de Nil. Ici, aussi, les gens installent des crèches et les rois mages devant leur maison. Capture 13.56.55 Juste avant la ville de Ponce, nous irons nous promener jusqu’au phare de l’Isla Caja de Capture 14.05.16Muertos, non donné car la forme de lCapture 14.04.21’ile ressemble à un tombeau. Toute la cote sud de l’ile est une réserve naturelle pour la reproduction des tortues. Et puis, il y a Capture 14.07.53Ponce, et sa célèbre caserne des pompiers. Nous sommes le jour de l’épiphanie, jour férié, ce qui fait que tout est de nouveau fermé. C’est malCapture 14.07.28gré tout courageusement que nous marcherons jusqu’au centre ville pour en admirer sa jolie place. Le lendemain, après avoir fait le plein de diesel, d’essence et d’eau, nos ennuis commencent. Un douanier (ils font partie des copains de Laurent depuis l’Afrique … ) sans doute un peu zelé et un peu au chômage par manque deCapture 14.08.29 bateaux dans la région, nous demande nos papiers.  Pas de chance pour nous, notre permis de naviguer dans les eaux américaines (que nous avait laissé les anciens propriétaires)Capture 14.06.24 est périmé depuis minuit. Il emporte les papiers du bateau et les passeports et nous oblige à passer dans ses bureaux. Après contrôle des nos papiers dans les moindres détails et de très longues discussions, Laurent finit par payer  des frais annoncés au départ à 19 US$ (lorsque le douanier a pris nos papiers) et qui se termineront  finalement à 56US$ … on ne sait trop bien pourquoi.  On avait lu que les douaniers àCapture 14.19.32 Ponce n’étaient pas cool, c’est effectivement le cas !  Le temps de tout préparer pour se mettre en route, un bateau, un monocoque au pavillon français s’approche de nous, de plus il y a un garçon sur le pont. On fait connaissance, il s’agit de Grégal, des amis de Speedy que nous avions juste aperçu à Tobago Cays. Ils naviguent en direction de la République dominicaine et nous aussi. Quelle chance, à nouveau, des copains , tant  pour les parents que pour les enfants. Très vite on se met d’accord sur le programme et c’est ensemble que nous remettons en Capture 14.15.45route. Nous passerons par une jolie petite plage à hauteur de Guanica, une sorte de piscine d’eau transparente dans la mangrove, par le village de La Parguera où les maisons colorés sont construites sur pilotis. Capture 14.17.04Et puis, à nouveau la douane.  Trois hommes en uniforme, au regard froid montent sur le bateau. Le premier enlevant ses lunettes de soleil nous dit d’un ton grave « Do you remember me  ? » Et comment, c’est le douanier de Ponce. (NDLR : Désolés, Béné n’a pas osé le prendre en photo).  Il n’est pas vraiment pas content et d’assez mauvaise humeur.  Ben oui, on avait changé de zone territoriale et on devait prévenir la douane de la nouvelle zone par téléphone … ce qui est compliqué sans téléphone …   Nous ne sommes pas en ordre (on avait passé la limite de zone de quelques miles … et comme il est facile de nous tracer via notre AIS, il savait où nous étions … Capture 14.17.42  A nouveau, il reprend nos papiers, passeports et nous oblige à nous rendre dans les bureaux de la douane à Mayagues (soit à 5 heures de navigation).  Seul inconvénient, il n’est pas conseillé d’aller à Mayagues en bateau mais plutôt de s’arrêter à Boqueron et de poursuivre en taxi.  Vite pas une minute à perdre, nous sommes vendredi midi, si nous n’arrivons pas dans les bureaux avant 17H30, nous serons foutus pour tout le week-end.  Sans nos papiers, c’est un peu comme si nous étions tout nus et plus question d’aller à terre. C’est même pas encore ancré dans la baie de Boqueron que Laurent saute dans l’annexe pour rejoindre au plus vite les bureaux de la douane.   Le douanier de service a reçu l’ordre de nous faire payer cette fois 78 US$ alors que le douanier zèlé de Ponce nous avait dit qu’on devrait repayer 56 US$ comme la dernière fois.  ça ne plait vraiment pas à Laurent qui en a marre de ces règles à la tête du client alors il demande le chef du chef du chef.  Au bout de 1h de discussion par téléphone, il obtient enfin un nouveau permis de naviguer valable un an (pour 19$ alors que le douanier de Ponce lui avait refusé, nous forçant à payer à chaque mouvement du bateau) dans les eaux américaines et des papiers en ordre.  On sait ps si vous arrivez à suivre … mais ce fut réellement chaud.  Même le chauffeur de taxi a eu peur pour lui. Capture 14.20.49Boqueron, ville à nouveau touristique nous offre une soirée à terre à gouter les spécialités locales, le poulpe, les brochettes de requins et les empanadillas  pour tous les gouts, le tout au rythme de la musique latino.  C’est toujours accompagné de Grégal que nous avançons, prochaine étape la République Dominicaine. Capture 14.23.09 En chemin, on espère faire une pause sur l’isla Mona située entre les deux pays au milieu du fameux passage de Mona, craint par les navigateurs… On dit que cette ile est la Galapagos de Puerto Rico.  La météo en décidera autrement, Capture 14.24.07la houle est si forte qu’il est impossible de rester au mouillage. Seul, Hubert un peu (très) têtu comme son père insistera pour rejoindre la plage en annexe.  L’ile est vraiment très jolieCapture 14.23.19, des falaises, des plages de sables blancs, et une eau d’un bleu encore jamais vu jusqu’ici.  Seul point négatif dans la navigation, nous perdons le concours de pêche lancé par Grégal au début de chaque navigation.  Nous arriverons finalement à 1h du matin en République Dominicaine après un chouette navigation qui nous aura fait subir des vents de 30 nœuds.  Gràce au vent et quelques surfs sur les vagues nous avançons régulièrement au delà des 10 nœuds.  Une surprise s’annonce en République Dominicaine, ….

Les Vacances …

Bon, on a un peu de mal à vous écrire, il est vrai que depuis un bon mois, nous avons été un peu chargés et du coup, on arrive pas à prendre le temps de vous narrer nos aventures (en plus du temps, il faut aussi les moyens et ceux là vous pouvez demander à nos visiteurs, nous ne les avons pas souvent).  On croirait des pensionnées qui n’ont pas le temps … et sont over-bookés ! 🙂

Nous étions donc à Saint-Martin où nous rejoignent Catherine, Capture 10.23.45Vincent et Adrian pour quelques jours de leurs vacances. Hubert et Laurent vont les chercher en dinghy à la descente de leur avion, amusant d’embarquer tout ce beau monde avec les bagages.  C’est la fête sur la bateau, tout le monde est impatient de les accueillir et d’expliquer à sa manière tout ce qu’il connait ou a déjà vu depuis le début du voyage.
Notre programme est chargé, nous avons une bonne semaine pour rejoindre Puerto Rico, soit 150 miles à vol d’oiseau et près du double avec quelques détours, où les Kozy’s espèrent nous rencontrer. Nos amis nous ont apporté quelques aliments en voie de disparition ou totalement inexistant dans les contrées visitées. Ils nous ont aussi apporté la pluie (aussi un truc inexistant par ici) et c’est avec elle que nous passons la première journée. On ne se décourage pas. Après la pluie vient leCapture 08.51.57 beau temps, surtout ici. On s’arrête à la Maho Bay Beach, la plage dont Jean-Sébastien nous a parlé précédemment  pour frissonner sous les avions qui atterrissent ou décollent à Capture 08.54.36quelques mètres de la plage. Certains pilotes s’amusent même à saluer les badauds (dont nous faisons partie), avant de mettre toute la sauce 🙂 .  Nous sommes décoiffés et fouettés par le sable. C’est incroyable. Nous nous arrêtons à PhilipsburgCapture 08.53.10 capitale de Saint-Martin côté hollandais (seul pays où la France avait une frontière commune avec les Pays Bas). Nous y arrivons en fin de journée vers 17h00. On descend à terre pour faire un tour et les vitrines des magasins réputés ici dans le coin.  Et là surprise, plus personne dans les rues, il n’est même pas 18h00 et toutes les boutiques ferment les unes après les autres. Où sommes nous?  Quelle est cette ville, hyper touristique en haute saison où tout est fermé à 18H00. Même pas un resto ou un petit bar seul le Hard Rock café, un peu désert, est encore ouvert. Nous rentrons au bateau sous une pluie incessante un peu surpris.Capture 08.55.56 Le lendemain matin tout s’éclaire quand nous observons les grands ferrys à 7 étages arrivés dans la baie. Cinq bateaux par jour débarquent des milliers de touristes pourCapture 08.55.26 la journée et repartent vers 18H00 pour passer la nuit en mer et arriver le lendemain matin sur une autre ile. Voilà la réalité du tourisme de masse dans les Caraïbes.  De là, nous repartons vers Saint-Barth et visiterCapture 10.03.07Capture 10.02.13 Capture 10.01.50cette fois son centre historique avec touts ses toits rouges. Nous approchons de Noël et les gros yachts s’installent dans le port. Ils sont déjà beaucoup plus nombreux qu’à notre première visite, quelques jours plus tôt … Sur un de ces yachts, on aperçoit deux enfants dCapture 09.33.05e même pas 10 ans se faisant masser après avoir été nager et patauger dans l’eau tandis que le personnel rince et nettoie leurs tee-shirt d’eau, masques et jeux. Ce n’est pas le même monde ici à Saint-Barth. Nous naviguons ensuite vers les BVI (Iles vierges Britanniques) en faisant des petites haltes aux iles sur notre route (Tintamarre, Ile Fourchue, Pointe du Colombier). Capture 10.04.48Chacune a sa forme, son sable ou ses galets, sa végétation, ses poissons ou tortues.  A chaque fois nous partons à la découverte comme des enfants.  Première nuit de navigation pour Capture 10.05.52Catherine, Vincent et Adrian. Béné et Catherine prennent le premier quart après une bonne soirée passée à Grand Case (Partie française de l’ile de Saint Martin). Elles papotent, observent un peu, vérifient les vents et papotent encore. Mais elles pensent entendre un bruit de moteur à tribord, regardent mais ne voient rien seulement toutes les lumières d’Anguilla que nous longeons depuis quelques temps.  Elles soupçonnent même les hommes de ronfler car ils dorment dans le carré.  A la troisième fois, c’est la panique, un ferry nous fonce dessus. Vite, on regarde sur l’AIS, dans deux minutes et 20 secondes, les deux bateaux se croisent. Le ferry, lui n’a vraiment pas l’air de vouloir dévier sa route, on prend la barre et tourne de 90 ° pour se retrouver parallèle à lui. Ouf, il est passé. Après ce grand stress nous reprenons notre route et le suivrons jusqu’à 2h du mat.  Capture 10.11.19C’est le lendemain fin de matinée que nous arriverons dans les iles vierges britanniques, les BVI. Premier arrêt aux Bath.  Les Capture 10.10.09paysages ont tout à fait changé. I l y a de gros blocs de rochers tout lisseCapture 10.10.59s. Nous les escaladons, les traversons, tel un parcours dans un labyrinthe, découvrons de petites piscines, un petit bonheur. Ensuite c’est encore un autre monde, une autre ambiance que nous découvrons à la White Bay.Capture 10.15.41 Magnifique plage de sable blanc mais le long de laquelle les bateaux à moteur sont ancrés les uns à coté des autres comme dans les parkings souterrains de LLN. La musique, les verres de punch, les pieds dans l’eau et les filles en maillot de bain.  Les jeunes du coin sont de sortie et passent leur journée au bord de l’eau.Capture 10.14.51 Notre route se poursuit encore à toute allure, maintenant c’est une épreuve administrative qui nous attend.  Nous devons entrer sur le territoire américain dans les iles vierges américaines. On ne peut pas entrer sur le territoire avec notre bateau, il nous faut d’abord arriver sur le sol américain par avion ou par ferry, c’est la loi. C’est donc un ferry entre Tortola et Saint John que nous prendrons tous les 10.  Évidemment pas autorisés de prendre qu’un aller simple. Il vous faut un moyen pour sortir du territoire. De très bonne heure nous montons sur le ferry abandonnant notre cata. Passons l’immigration un par un avec photo, emprunte des doigts de la main, …C’est bon pour tout le monde. Il ne nous reste plus qu’à revenir avec notre cata et passer par les même bureaux, reprendre les même photos et les même empruntes. Pourquoi faire simple quand il y a moyen de tout compliquer. Nous sommes maintenant officiellement autorisés à naviguer dans les eaux américaines. Dans la baie suivante, Capture 10.24.35Hubert et les enfants nous attrapent une magnifique raie que nous mangerons pour le souper. Pendant les nombreuses heures de navigation, les enfants jouent au Monopoly ou regardent en boucle les différents « Pirates des Caraïbes » pour reconnaître tous les endroits de tournage. Capture 10.22.24Notre prochaine halte nous fait découvrir Palominitos.  Petite ile déserte où nous jouons aux Pirates avant de rejoindre Capture 10.21.43Puerto Rico et retrouver les Kozy.

Avant d’avoir l’autorisation de débarquer, Laurent a dû passer 1h30 au téléphone avec un douanier pour épeler tous les détails de nos 10 passeports et de notre bateau.  Il nous dira ensuite, toujours par téléphone, c’est bon, vous pouvez débarquer !

Capture 09.32.52Nous approchons de février et de la traditionnelle fête de la chandeleur. Comme chaque année, vous êtes les bienvenus pour un petit souper crêpes.

On vous attendra tous aux San Blas, petites iles au large de Panama.  Cette fois, nous fixons ni la date, ni l’heure, mais vous proposons la première semaine de février, à votre meilleure convenance !  On vous accueillera sur Septavivre avec beaucoup de plaisir !  On arrivera  se serrer pour tous vous accueillir !

 

 

Au fil de l’eau … seconde partie

Dans un article précédent, nous vous avions un peu trompés avec un titre un peu symbolique pour nous habitant Nil-Saint-Vincent-Saint Martin.   Notre récit précédent : « Au fil de l’eau entre Saint Vincent et St Martin » s’arrêtait en Dominique à 220 miles à vol d’oiseau de Saint-Martin, Capture 07.21.08même si nous étions effectivement déjà arrivés à St-Martin.  Revenons donc quelque peu en arrière…
De la Dominique, nous remontons vers lCapture 07.17.14a Guadeloupe, département à nouveau français, avec ses baguettes au Nutella pour le petit déjeuner, du camembert, du saucisson et … du vin.  Nous voyageons en Europe, entre les différentes petites iles du sud de la Guadeloupe: les Saintes, Terre d’en bas et Terre d’en haut.  Ici, les sargasses, ces algues que nous croisons de temps en temps et qui s’accrochent à nos lignes, ont envahis les plagesCapture 07.16.19 les rendant nettement moins accueillantes. C’est ici aussi que nous observons un phénomène inconnu pour nous: un arc-en-cieCapture 07.16.53l autour de la lune, signe de pluie le lendemain d’après Tanguy.  C’est ici aussi que Laurent a souhaité s’inscrire au concours du plus grand buveur de coca, concours organisé à l’occasion de la Saint-Nicolas.  L’Ilet du Gosier,Capture 07.27.47magnifique mouillage entre Point-à-Pitre et une petite ile où le matin du 6 décembre nous avons découvert avec joie sur la table du carré, des bonbons et 2 wakeboards.  La mer est calCapture 07.35.43me, on descend l’annexe et on se jette à l’eau.  Certains sortent de l’eau et retombent tout de suite, d’autres traversent déjà les vagues, les derniers Capture 07.39.54persévèrent … en tout cas, tous progressent et s’amusent beaucoup.
Ensuite direction Marie-Galante comme dans la chanson de Voulzy, un petit village bien calme et bien agréable.  Nous sommes à nouveau en compagnie de Speedy depuis quelques jours et nous décidons, pour une navigation, de faire un bateau enfants et un bateau parents.Capture 07.57.04
Hubert est nommé capitaine des enfants et bien secondé de tout son équipage (Lou et Lucie, Augustin, Guilhem, Isaline et Aymeric).  Ils partent en tête jusqu’à la plage d' »Anse Canot ».  Tanguy et Marie nous accueillent sur leur bateau.  Il n’y a pas beaucoup de vent, Béné en est ravie car leur monocoque ne gite absolument pas.  Nous nous retrouverons pour un barbecue sur la plage avec également « Lolo Passion ».  Le lendemain, nous décidons après avoir reçu de très nombreux conseils, de rajouter des étoiles dans le ciel et de sortir Capture 08.03.13notre Spi: pas évident de sortir un spi pour la première fois et devoir découvrir où accrocher point d’amure, de drisse et d’écoute, sans bout dehors, sans pantoire, sans poulie, et sans bouts à poste….. et pour couronner le tout, sans chaussette !  Nous pensons que les propriétaires précédents ne l’avaient jamais sorti … Les conditions sont cependant  idéales, vent arrière très faible. Vers 14h00, nous quittons les copains et déployons la voile de plus de 100 m2.  Laurent trouve le bateau encore plus beau avec toutes ses étoiles. Capture 08.02.27 Le soleil se couche et nous naviguerons toute la nuit pour arriver au lever du jour devant la ville fantôme de Plymouth Capture 22.03.37totalement inhabitée sur l’île de Montserrat. Il y a quelques années déjà,    lCapture 22.04.05e volcan a déversé sa lave sur toute la capitale et depuis juin 1997, toute cette zone de l’île est interdite.  Ambiance un peu lugubre et irréelle au lever du jour.  Nous parcourrons cette ile britannique en taxi et Béné sera totalement rassurée en entendant que toute la ville avait été évacuée avant le drame. Capture 22.06.11  Ambiance très british, jardins joliment entretenus autour de chacune des maisons. Nous sommes seuls au mouillage excepté des centaines de mouches qui trouvent refuge dans notre bateau. On pensait qu’en naviguant elles s’en iraient, mais malheureusement elles aiment naviguer avec nous.  Seul l’insecticide en viendra à bout. Au port de Little Bay, nouveau port de l’ile, nous sommes le seul bateau et avons tous les services du port juste pour nous !  Nous passons ensuite entre les iles de Saint Kitt et Nevis et pour Capture 22.14.07rejoindre « l’ile française des milliardaires » comme on l’appelle ici, Saint Barth.
Nous arrivons au ponton avec notre toute petite annexe à côté de ces grands yachts. Capture 23.24.01Très vite nous parcourons l’ile pour découvrir où disparaissent les petits avions qui la survolent.  Un Crash toutes les cinq minutes, c’est pas possible … nous nous rendons au carrefour avec la statue « Savaku », l’indien Arawak juste au col de la Tourmente et … la piste d’atterrissage juste derrière.  Les avions passent quelques mètres au dessus des voitures avant de plonger sur la piste en contrebas. Capture 22.16.36 De Gustavia, nous partons vers Saint-Martin en espérant y voir l’ancien propriétaire de notre bateau, le patron de « Budget Marine ». MalheureusementCapture 22.22.19 il avait quitté, pour les vacances de fin d’années, Saint-Martin quelques heures avant notre arrivée.

Pour entrer dans le lagon de Saint-Martin, nous devons passer des ponts qui se lèvent à des heures bien précises.  Nous avons donc du cravacher et demander aux enfants de souffler dans les voiles pour arriver à temps et nous mettre dans la file des bateaux entrant.  Sans le savoir, nous mouillons là où le bateau, quelques annéeCapture 22.23.03s plus tôt, s’était retourné dans deux mètres d’eau … Quelle coïncidence. C’est là aussi que Hubert trouve une annexe qui part à la dérive, il la récupère en paddle et la ramène au bateau, déjà très content de sa nouvelle acquisition.  Pas de chance pour lui, Béné repère dans le port un monsieur qui semble désemparé et qui donne l’air de chercher quelque chose. Laurent le retrouve sur terre.  Il n’y a pas d’hésitation.   C’est bien le propriétaire de l’annexe. Les enfants la lui ramèneront un peu à contre cœur.  En effet, on ne vous a pas encore parlé de nos problèmes d’annexe.  En Belgique, quand les enfants grandissent et passent le cap des 18 ansCapture 23.48.50 et par la même occasion leur permis, la voiture auparavant réservée pour papa et maman se trouve très souvent empruntée par les enfants. Ces problèmes, on les connait déjà.  Nous avons « une » annexe et 5 conducteurs (Isaline et Béné ne sont pas très douées).  Les uns veulent allCapture 23.17.17er sur terre, les autres faire des courses, les troisièmes du paddle surf ou du wakeboard, les autres aller à la plage ou rejoindre un autre bateau copain.  Bref, celui qui n’a pas l’annexe est pigeon. Nous avons donc duCapture 23.44.47 investir dans des VHF pour pouvoir nous contacter plus facilement en fonction de nos différents déplacements.

Ce qui est génial, c’est que vous avez déjà pu lire la suite de notre aventure avec « Un Noël pas comme les autres », de nos reporters venus au bout du monde pour voir si on ne vous mentait pas …